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Bilan Philippines

Les Philippines en Brefphilippines_2

Itinéraire : 29n/31j  sur 3 îles principales.                                                              

Visayas : Dumaguete (2n)/Siquijor (2n)/Bohol (5n)                                                 Palawan : Pto Princessa (1n)/Port Barton (3n)/El Nido (5n)/Coron (4n)     Nord Luzon : Bus de nuit(2n A/R)/Sagada(1n)/Banaue (2n)/Trek (2n)

  • Monnaie : 1€–>52 pesos (02/2016
  • Budget : 33€/j/personne  (incluant 6 plongées à 20€ et 3 vols à 80€ chacun), sans compter la nuit pour les 30 ans de Cha.
  • Transport : 520 pesos (11€) Manille/Banaue : 10h bus de nuit très local avec sièges non inclinables.                                                                                                       500 pesos (10€) Puerto Princessa / El Nido : 9h en bus, 5h en minibus ( 800 PP, 16€)                                                                                                                     1200 pesos (25€) pour 7h de navigation,  bateau El Nido-Coron , confort très sommaire.
  • Nourriture :  entre 60 et 150 PHP (1,2/3€) pour un plat mais vraiment en faisant attention, bière 50 PHP (1€). Ca fluctue pas mal en fonction des endroits. Bouteille d’eau 30PHP (0,6€)                                    
  • Les +++ —-> Les paysages qui font partie pour nous (avec le Vietnam) des plus beaux d’Asie du Sud Est.                                                                                                           Le sourire des gens et leur gentillesse.                                                                    La superbe île de Siquijor encore préservée du tourisme de masse.                                                                                                                                                           Les rizières de Batad qui sont un must de notre voyage               
  • Les —- — —> La nourriture, franchement la pire de notre séjour !                                          Le trop plein de monde à El Nido.                                                                              Les prix parfois exhorbitants et peu justifiés.                                                        Le vol de 600€ à Sagada

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D’El Nido à Banaue : fin d’exploration de Palawan, et rizières en folies.

On utilise pour la première fois du séjour une Jeepney, le moyen de transport local : d’anciennes jeeps américaines rallongées et colorées où le but est semblable à celui d’une partie de Tetris, faire tenir le maximum de passagers dans un minimum d’espace le long des deux bancs installés dans le coffre.. Ah qu’on est serrés au fond de cette boîte, chantent les sardines, chantent les sardines :-) C’est folklo, loin d’être confortable avec notre chargement de 15 barils de pétrole vides sur le toit, mais vraiment plus sécure que les minivans de la dernière fois vue la vitesse de pointe assez limitée de l’engin.

Après 1h de trajet, arrivée à Roxas, changement pour un bus bien plus gros mais où l’on est tout aussi compactés, à 5 par rangée, direction El Nido a 4h de route de là. Autant on sent que la taille du bus limite un peu sa vitesse, autant le super connard qui le conduit ne semble pas avoir été doté de la case « maîtrise de la célérité de son véhicule ». Après deux premières heures très tranquilles suffisamment rares pour les signaler,  Fangio se met à appuyer sur le champignon de manière incompréhensible sortant presque la tête de sa fenêtre lors des virages à gauche (véridique), en pleine session de simulation de course automobile, on est les seuls à mettre les ceintures..  Bref, arrivés à El Nido, ville que tant de voyageurs nous ont déconseillé, on a la confirmation de ce à quoi l’on s’attendait.. Assez incontournable en tant qu’unique porte d’accès à l’archipel des Bacuits, elle n’en est pas moins une ville clairement repoussante. Construite au bord d’une plage dont la propreté rappelle étonnement les berges de seine un lendemain de 14 juillet, tout semble avoir grossi ici beaucoup trop vite.

Les constructions sont complètement anarchiques, les moto-taxis trop nombreux, les touristes (nous inclus) en bancs, le nombre de Bangka (les bateaux locaux) stationnés à même la plage rappelle le parking d’un hypermarché un dimanche matinPour ajouter à cela, les prix des hébergements sont surévalués et nous peinons difficilement à trouver une cage à poules où pour 15 euros la nuit , le ventilateur efficace est en option et la (deuxième) douche froide de la journée se fait au seau.. Le nid n’a rien de douillet et donne une seule envie : s’en extirper. Qu’êtes vous donc venus faire ici nous direz vous.. ?? Et bien visiter les environs d’El Nido. On loue un scooter (le prix est double par rapport à la semaine dernière, quand on vous dit que tout est surévalué) pour aller sur la superbe plage de Nacpan à 20km au nord le long d’une piste vraiment cabossée où nous finissons par crever 100 m avant d’arriver.

Plage de Nacpan Beach, El Nido.
Plage de Nacpan Beach, El Nido.

On fait réparer tout ça par un gars du coin qui n’hésite pas à coller la rustine avec une canette de coca remplie d’alcool qu’il fait brûler et arrose mécaniquement d’eau pour en tirer de la vapeur. On a serré les dents pendant toute la réparation, mais plus de peur que de mal : on file  prendre un bain rafraîchissant dans l’eau de mer étonnement fraîche pour la saison ( entre 22 et 27 selon les coins). On doit aussi passer par la case badigeonnage d’huile de coco pour éloigner les mouches de sable très nombreuses sur Palawan, et dont les piqûres sont urticantes. Décidés à louer un kayak le lendemain pour partir trouver quelques spots isolés sur l’île de Miniloc, en face d’EL Nido, on la rejoint en 45mn de coups de pagaies. C’est d’ailleurs un bon marqueur d’entente et de synchronisation du couple que de mettre 2 têtes de mules, 2 rames et un kayak à l’eau : on ne se débrouille pas si mal au final.

L’île est couverte d’un manteau de jungle verdoyant descendant de manière vertigineuse jusqu’à la plage peuplée de flamboyants. On n’est pas loin du paradis. On s’est acheté un sac étanche, rudement négocié la veille, et en voyant les quelques kayakistes non équipés venir s’échouer tout mouillés on se dit que c’était un bon investissement. On continue notre petite balade de criques en criques, et attendons même un peu trop longtemps avant de repartir de la dernière, si bien que nous ne sommes pas loin de nous prendre un violent orage sur la tronche. La houle s’intensifie, le ciel se charge, alors que le vent retombe soudainement, laissant imaginer le pire. On passe finalement entre les gouttes en réalisant un sprint digne d’un équipage de 4 sans barreur.

Le prix de la bouffe étant franchement indécent ici on finit pour le deuxième soir de suite dans une rôtisserie de rue d’où l’on ressort avec un parfum sauce barbecue, mais l’estomac bien rempli de poulet et ribs rôtis. C’est le lendemain que l’on s’éloigne vraiment d’El Nido. Ici tout est tellement touristique, qu’à moins d’avoir un porte-monnaie sacrément garni, il est difficile d’échapper aux 4 itinéraires (Tour A-B-C-D) empruntés par toutes les agences pour visiter l’archipel. N’étant pas Crésus on choisit comme alternative de faire un tour de 2 jours avec nuit sur une île déserte. Pour 60 euros chacun (nourriture/entrées/camping inclus), nous faisons le tour A et le tour C le lendemain.

Nous sommes 9 sur notre embarcation aux balanciers de bambou. 4 américains, 3 irlandaises, et nous deux les frenchies. On ne voyage clairement pas au même rythme (ces derniers étant venus du Texas pour 6 jours..) ni avec le même budget mais l’ambiance est bon enfant. Premier stop sur une plage paradisiaque qui ne garde ce qualificatif qu’une petite dizaine de minutes avant que ne viennent s’y échouer une centaine de chinois et australiens  bruyants.

Small Lagoon.
Small Lagoon.

On part ensuite direction le Small et le Big Lagoons d’une beauté à peine imaginable. La couleur de l’eau est dingue, et nous fait oublier un peu l’affluence des bangkas.

Big Lagoon, El Nido
Big Lagoon, El Nido


On mouille dans un coin tranquille pour le déjeuner : poisson frais, ribs, salades et légumes (ça fait du bien). On continue notre petit périple pour atteindre la plage où nous passerons la nuit et où il n’y a absolument personne. La journée se termine tranquillement, on installe les tentes, profitons du coucher de soleil, mettons en route le feu de camp et dînons copieusement avant que les choses sérieuses ne commencent…

Notre plage pour la nuit, El Nido.
Notre plage pour la nuit, El Nido.

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Ici le rhum coule à flot et 12 bouteilles nous attendent, offertes par l’agence. On boit tous modérément nos rhums-coca, à l’exception des 3 irlandaises, qui en plus de ne pas être très fute-fute font tout pour confirmer leur réputation de grosses buveuses. Les guides alléchés par la désinhibition engendrée sortent la totale avec la boule à facette qu’il branchent sur le chargeur solaire. C’est marrant une petite heure, mais alors que tout le monde part se coucher, les irlandaises montent la sono, finissent les bouteilles, et ne s’arrêtent que vers 5h du matin pour aller régurgiter le trop plein de boisson en réveillant tout le camp.. On a pas tous la même conception du paradis… Passons :-).

Le tour C que nous faisons aujourd’hui passe par de superbes paysages complètement différents de la veille, agrémentés de quelques jolis spots de snorkelling ( mais où beaucoup de coraux ont été détruits par la pêche à la dynamite). On échappe un peu plus que la veille à la foule, à l’exception de la dernière plage où 19 bateaux déversent leur cargaison de touristes. La plupart des touristes philippins ne savent pas nager, on croise donc régulièrement des bancs de 5 ou 6 d’entre eux emmitouflés dans leur gilets de sauvetage et nonchalamment traînés en troupeaux par le guide dans l’eau. C’est quand même ballot pour un pays qui compte plus de 7100 îles. Cet archipel est il faut le dire sublime, le contraste entre la couleur de l’eau, la végétation luxuriante, les pics karstiques est quelque chose d’assez HALLUCINANT, on parle beaucoup sur le blog des petites anecdotes moins sympa, mais c’est quand même un des plus beaux paysages que nous ayons vu de notre vie..

On rejoint la cage à poule qu’on avait réservé avant de partir ( 700 php, 4 mètres carrés, douche au baquet, signal wifi au max mais pas de connexion, comme un peu partout ici).

On est vraiment contents d’être passés par El Nido, vue la beauté des environs, le timing nous a fait arriver en pleine peak-season donc pas dans les meilleures dispositions pour voyager petit budget, mais vous aurez compris que le meilleur moyen d’en profiter est clairement de s’en éloigner.

On prend le lendemain une bangka de 80 places pour Coron, à 7h de navigation au nord. Les philippins n’ayant clairement pas la même vision ni les mêmes normes de sécurité que nous, et si vous ajoutez à cela le nombre impressionnant de posts sur différents forums déconseillant formellement ce trajet, autant vous dire qu’on y allait un peu à reculons. Les locaux ont plus le « pied débrouillard ou multitâches » que marin, comme on a pu le constater lors des manoeuvres les 3 derniers jours où les bateaux n’hésitent pas à se foncer littéralement dedans pour sortir des différents spots. Niveau statistiques, un bateau coule tous les ans, notamment au niveau d’un passage en pleine mer ou les courants sont sacrements dangereux. Heureusement pour nous, la mer est calme ce matin et même si on met 1h30 de plus que prévu et que l’embarcation est assez sommaire, le trajet se passe très bien et assez vite puisque nous rencontrons Philippe et Mathilde (leur blog : voyagesadeuxsacs) avec qui nous papotons, et avec qui nous passerons pas mal de temps les 10 prochains jours. Arrivés à Coron, la ville n’a comme toutes les villes philippines rien de très joli mais est beaucoup plus aérée que sa voisine d’El Nido et en est forcément plus agréable.

Tricycle, Coron.
Tricycle, Coron.

Nous avons réservé 4 nuits chez Patrick&Tezz Gh (650 PHP/13€ la nuit, avec petite piscine) puisque tous les hôtels conseillés par le Lonely ont triplé leur prix depuis 2011. Tripadvisor est donc ici notre référence. On décide avec nos nouveaux compagnons de route de louer des deux roues le lendemain pour aller se trouver quelques plages dans les environs.

Direction le nord à bord d’une semi automatique (grande première pour moi) un peu plus confort pour Charlotte que les petits scooters habituels. Ici aux Philippines et particulièrement à Palawan, l’entrée sur les plages publiques se paye et elles sont bien rarement nettoyées.. C’est juste un gros buisiness mais que nous esquivons d’un coup d’accélération bien placé à la sortie de la première plage.

La route est bonne mais après 50km il n’y a franchement pas grand chose à voir, si ce n’est contempler la vie locale depuis la terrasse du bouiboui en bord de route où nous nous arrêtons pour satisfaire nos appétits. Un peu plus loin, n’ayant toujours pas trouvé d’autre plage on finit par boire une bière à la piscine d’un hôtel de luxe en décrépitude mais qui jouit d’un accès direct à la mer. On oublie presque l’heure et devons faire les 20 derniers km de nuit et avec de mauvais phares.. Pas totalement rassurant mais on arrive finalement à bon port, et nous réconfortons dans une pizzeria succulente : l’Altrove. On réserve avec Charlotte une sortie plongée le lendemain pour aller sur 3 épaves de navires de guerre japonais, entre 12 et 33 m. Le club est tenu par des Chinois mais ça ne nous pose pas trop de problèmes, le gérant ayant l’air réglo. On déchante un peu le lendemain nous sommes les seuls occidentaux, une fille passant son premier niveau plonge avec nous, elle n’écoute rien aux consignes , préférant passer son temps à faire des selfies sous l’eau mettant l’ensemble de la palanquée en difficulté, le divemaster local, âgé de 21 ans est un peu trop à la cool pour nous, et on est contents d’avoir quelques plongées derrière nous pour que notre sécurité sous l’eau ne dépende pas que de lui.. La première  plongée très profonde est impressionnante sur le Akitutshima , long de 118m et qui repose entre 20 et 35m de fonds. La deuxième est sans conteste une des plus belles qu’on ait fait , la visibilité est très bonne, le Taie Maeru, coulé par l’armée américaine en 1944 a été colonisé par de superbes coraux et la faune sous marine est hyper variée, on aurait loupé ça pour rien au monde.La troisième plongée est beaucoup plus facile, sur le Lusong Gunboat, et moins profonde mais clôture en couleur une belle journée.. On retrouve P&M pour le dîner et bookons ensemble un tour d’Island Hopping, comme à El Nido, mais presque 50% moins cher, confirmation qu’El Nido est vraiment surcôté. Le tour est vraiment top , les spots de snorkelling sont incroyables ( tortues, barracudas, macrofaune, visibilité extra). Le repas est vraiment très correct ( poisson grillé , porc, fruits exotiques , petites algues locales, et des kilos de riz comme toujours ;)).

Island Hopping, Ile de Coron.
Island Hopping, Ile de Coron.

Dernier arrêt de la journée sur l’Ile de Coron qui fait face à la ville de Coron (ou non logeons) elle même située sur l’île de Busuanga.. Oui je sais un peu difficile à comprendre :-). Le lac Kanyangan (70% eau douce, 30% eau salée) loge en son cœur, et l’eau y est cristalline. Entouré de reliefs volcaniques qui se prolongent sous l’eau, le snorkelling ici est extrêmement impressionnant, on se sent tout petits et avons presque le vertige des profondeurs.

Lac Kayangan, Ile de Coron.
Lac Kayangan, Ile de Coron.

Peu de faune ici à part quelques mollusques et des poissons de surface mais beaucoup de beaux souvenirs. En terme de mollusques, on a aussi nos copains « poisson mérou » et « poisson lune » aka 2 philippins aux physiques improbables, l’un au visage complètement gonflé et prêt à exploser, l’autre prognathe jusqu’à s’en luxer la mâchoire, qui les 7h du temps durant n’auront pas bougé leur fesses du bateau…

On quitte Coron le lendemain matin heureux de ne pas avoir loupé cette partie de Palawan qui nous a enchanté et un peu déçus de ne pas y rester quelques jours de plus. On déchante juste un peu en voyant le tableau de bord de la navette qui nous conduit à l’aéroport, surchargé de miniatures Ferrari et qui laisse présager un énième super connard.. On ne s’est pas trompé, et serrons les fesses pendant une bonne demi heure, avant de remettre ça à bord du coucou à hélices soviétique qui nous conduit à Manille et qui il faut le dire a une sacrée prise au vent !

Le fameux coucou.
Le fameux coucou.

Une fois arrivés à Manille la question est de savoir ce que l’on va faire pendant cette longue journée avant notre bus du soir à 22:00 ! On prend notre temps pour nous rendre en ville via les transports en commun et déposons nos sacs à la Chillout Guesthouse.

Manille n’a pas la réputation d’être une ville intéressante et agréable pour le touriste, on opte pour la facilité et nous rendons au Robinsons Mall d’à côté. Au programme Burger King, lèche-vitrine et ciné. On se rend compte que ça nous manquait ! Fidèle à eux même ce n’est pas avec des pop corns que les locaux vont voir des blockbusters, mais avec des brochettes, barbecues, paquet de chips énormes, burgers et autres hot dogs…

Notre bus de nuit nous emmène dans le nord de l’Ile de Luzon à Banaue connue pour ses rizières en terrasses classées par l’UNESCO.

En arrivant vers 6:30 on est assaillis par les rabatteurs pour déjà organiser nos treks et choisir nos guesthouses. On prend le temps de réfléchir à tout ça autour d’un petit déjeuner revigorant après une nuit difficile et un changement de température radical, ici c’est plutôt 15/20° de moins que dans le reste du pays.

La météo n’est pas extra, il pleut beaucoup et les prévisions ne sont pas rassurantes mais après avoir raté les rizières du Nord-Vietnam on ne veut pas réitérer la chose. Nous partons donc à 2:30 de là pour rejoindre le village de Sagada.

La pluie tombe sans discontinuer mais tant qu’à être là autant se balader et découvrir les curiosités du coin que sont les grottes et les cercueils suspendus … Ça pourrait faire peur ! Ici comme chaque endroit touristique aux Philippines tout se monnaye… Il faut s’acquitter d’une taxe touristique, prendre un guide, une lampe… Nous n’étions pas au courant et arrivés aux grottes après 3/4km on nous refuse l’entrée !

Les fameux cercueils, Grotte de Sagada.
Les fameux cercueils, Grotte de Sagada.

Tant pis les rizières aperçues en cours de route nous satisferont pour la journée, le camaïeu de vert est très beau et nous donne envie de partir marcher du côté de Batad où parait il ce sont les plus belles !

Parking Présidentiel, Sagada.
Parking Présidentiel, Sagada.

Le lendemain matin après vérification de nos comptes (ici il n’y a pas d’ATM ou souvent en panne, il faut donc être prudents), nous allons voir ces cercueils suspendus. La promenade est glissante à cause de la pluie de la veille mais la forêt de pin et la tranquillité ambiante est très agréable. Les cercueils sont suspendus pour être plus proche du paradis, mais également pour que les morts continuent à entendre le souffle du vent, ils ne concernent que certaines ethnies, et sont aujourd’hui interdits. On prend notre temps et on manque de rater notre bus de retour ! Octave part à fond la caisse chercher les sacs laissés à l’hôtel tandis que je renfloue les caisses et nous réserve des sièges. 

En arrivant à Banaue, on se rend compte qu’ici c’est business business, pour 14€ on a le droit à une chambre sans fenêtre avec 2 lits rustiques, SDB commune et eau froide (il pleut et la température est de 12 °C…). Pour plus de confort l’hôtel propose une douche chaude avec minuteur a 2€, serviette de toilette a 1€, ah et bien sur il n’y a pas de prises pour charger … Il faut donc payer … Bref au moment de payer justement je me rends compte que les dollars pris au Cambodge ont disparu de ma pochette ainsi que des pesos Philippins, Octave vérifie au fond de son sac, le constat est le même : 680$ d’envolés ! Le matin même ils étaient dans nos sacs que l’on a laissé le temps de notre balade à la guesthouse… On va la faire rapide, direction la police qui malheureusement ne peut rien faire car l’argent a été volé à Sagada, dans un autre district. Le lendemain matin réveil 3:30 pour retourner là bas par la premiere jeepney ! On passera 5:00 chez les flics avant de comprendre que les flics de Sagada et les nanas de l’hôtel qui ont « gardés  » nos sacs savaient depuis la veille que nous venions, autant vous dire que l’argent n’a pas refait surface et que les policiers ont tout fait pour nous décourager d’aller au tribunal, prétextant que cela coûterait cher, et que ce serait long.. affirmant qu’il fallait de toute façon les payer des centaines de pesos pour obtenir un certificat de dépôt de plainte ! De bons gros escrocs.. Corruption quand tu nous tiens !!.

« Au Japon, les dessous de tables se donnent sous la table, en Chine ils se donnent sur la table, aux Philippines, on prend directement la table » Proverbe local.

Après une journée de perdue, notre budget birman envolé on rentre écœurés sur Banaue mais il faut passer à autre chose pour ne pas ruminer tout ça ! On planifie notre trek dans les rizières avec Mathilde et Philippe qui arrivent le lendemain matin par le bus de nuit ! 

3 jours de marche nous attendent à travers les rizières en compagnie de Kenneth notre guide, très sympa, parfois un peu difficile à comprendre, à force de machouiller des noix de betel en permanence (comme les feuilles de coca en Amérique du Sud). Personne n’y échappe ici, mais cette noix colore les dents en rouge, amoche sacrément les gencives, et déforme les lèvres de ceux qui en usent trop souvent ! Ils recrachent tout par terre, repeignant la plupart des trottoirs .. Glamour quand tu nous tiens :) 

En attendant on a de la chance le soleil est revenu après 3 jours de pluie ! Pour notre première journée les prévisions sont de 6 à 7 h de marche, on monte doucement dans la gadoue jusqu’à atteindre un magnifique point de vue sur les montagnes et les forêts alentours ! C’est vert vert vert, et on espère qu’il en sera de même pour les rizières, même si on sait que nous sommes un peu dans l’entre deux-saisons (plantation et récolte).

Pour le déjeuner nous atteignons le petit village de Pula accroché à flanc de montagne en bord de rivière.

Rizières de Pula.
Rizières de Pula.

C’est magnifique, et la vue d’ensemble sur les enceintes en pierre qui délimitent les rizières nous rappelle étonnamment le Machu Picchu. Plus l’on descend vers le village et plus on aperçoit les plants de riz, couleur vert tendre. IMG_3911

Nous continuons notre marche à travers les rizières cette fois ci, il ne faut pas avoir le vertige car l’on marche sur de petits passages bien étroits, avec des apics de 3/4m de haut entre les parcelles : mieux vaut regarder ses pieds ! C’est très impressionnant de voir les terrasses s’étendant à perte de vue. Nous atteignons en fin de journée le village de Cambulo où nous passerons la nuit. Notre guide nous annonce que nous allons avoir le droit à un spectacle d’enfants et qu’il faudra leur faire des cadeaux … Nous n’avons rien à offrir et ne sommes pas très enthousiastes à l’idée d’aller danser autour du feu en tenues traditionnelles… Le dîner s’éternisant on échappe au spectacle mais pas à la téquila locale, à laquelle se sabordent violemment les proprios du gîte et notre guide 😉 

Après une bonne nuit nous partons pour notre 2ème journée direction Batad, et ses rizières classées au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Batad.
Batad.

Après 2h de marche on atteint le point de vue sur Batad. C’est à couper le souffle : le cirque devant nous est inondé de rizières a différents stades, il y en des vertes foncées pleine de riz, des très claires plus parsemées, des jeunes pousses pointant tout juste le bout des tiges….

Rizières de Batad.
Rizières de Batad.

On oublie les ampoules, la chaleur, l’humidité et nous enfonçons un peu plus près des rizières ! Nous allons nous reposer quelques heures au pied d’une immense cascade rafraîchissante, un peu trop aménagée à notre goût. La remontée, le long de marches d’escaliers en devers, est interminable, mais la bière à l’arrivée à la guesthouse est bien méritée.

L'équipée.
L’équipée.

Notre dernière journée qui ne sera au finale qu’une petite demi journée nous permet d’atteindre le village de Bangaan encerclé par les rizières au fond d’une vallée verdoyante !

Sérieusement... ??!!
Sérieusement… ??!!

A peine a t’on fini notre randonnée, que la pluie se met à tomber et ne s’arrêtera plus jusqu’au surlendemain : notre fenêtre météo était parfaite.

Etirements avec vue, Batad.
Etirements avec vue, Batad.

Nous rentrons sur Banaue avant de partir sous des trombes d’eau en bus de nuit direction Manille. Nous pensions avoir réservé les sièges de devant pour les jambes, au final un expat francais à réussi à faire changer nos places et lorsque le ton monte un peu, ce dernier essaye de me toiser du haut de son 1M70 en me disant que lui aussi est grand.. je vous jure, les claques se perdent…

Arrivés à 4;00 du matin à la station de bus nous partageons un taxi avec un couple de français direction l’aéroport où le programme est de patienter une dizaine d’heure avant notre vol pour Singapour prévu à 13h30. Lorsque l’on enregistre les bagages l’hôtesse nous demande si l’on veut gratuitement changer notre vol pour celui de 5:30 dans une heure ! On s’exécute et filons en vitesse !

Après 4 super semaines aux Philippines, on est pas mécontents de faire une escale sympa à Singapour, chez Emilie, la cousine d’Octave avant d’enchaîner sur 3 semaines en Birmanie et moins de confort ! 

On vous embrasse. Les choc

Les photos de la gallerie sont en haut de l’article. :-)

Tarsier Sanctuary, Bohol.

Des Visayas à Palawan : découverte des Philippines.

Arrivée à 2:30 du matin à Manille on a pas d’autres choix que d’attendre à l’aéroport jusqu’à 7:00 notre second vol.

On est étonnés par le désordre ambiant qui règne si tôt ici ! Ça s’agite dans tous les sens, on trouve un petit coin où l’on essaye de finir notre courte nuit. L’idée de dormir a même le sol ne m’enchante guère et la propreté de certains coins est un peu rebutante, mais tant pis, on se la joue locale ! Comme quoi même à presque 30 ans on peut encore voyager à la roots… Notre vol de 7:00 a déjà 1:30 de retard, et encore nous avons de la « chance » c’est un vol matinal, les retards de la journée ne se sont pas encore accumulés.

Pour info, l’aéroport de Manille est considéré comme le pire du monde, avec 86% des vols partant en retard, des contrôles de sécurité vraiment super light (quand on sait que Mindanao, 3ème île du pays, est sur liste rouge, connue pour abriter une base sud-asiatique de Daech responsable des attentats de Jakarta le mois dernier..). Pour couronner le tout, la CEBU, la compagnie que nous prenons est sur liste noire, non pas question sécurité (les avions sont tout neufs) mais pour le retard hallucinant de l’ensemble des lignes qui n’en fait pas une compagnie fiable pour les business(wo)men ou les vols en correspondance.

Nous arrivons enfin à destination et prenons nos quartiers à Dumaguete dans l’archipel des Visayas sur l’île de Negros. Plus de 7100 îles composent les Philippines, les gros trajets seront donc pour nous maritimes ou aériens au cours du prochain mois !

Tout voyage commence par une belle arnaque , et on n’y échappe pas malgré notre vigilance, le tricycle qui nous emmène chez Harold’s Mansion, l’auberge de jeunesse du coin, nous over-chargeant la course de manière outrageuse. On est prévenus dès le début, Philippines ne riment pas avec bon marché, encore qu’avec un peu de recul cette première adresse sera parmi les meilleures du séjour (chambre avec fan sur le toit, sdb partagée, copieux pdj pour 10$). Cela a beau être la saison sèche, il pleut des cordes, et le ciel ne laisse pas présager d’accalmie, on se réfugie dans notre chambre, et en profitons pour rattraper notre retard en matière de séries TV.IMG_0514

Les connexions internet nous donnent un aperçu du néant en la matière nous attendant à notre surprise les deux prochains mois (Philippines + Birmanie) d’où la difficile actualisation du blog dans les temps.

La cuisine locale est souvent décriée et on comprend vite pourquoi le soir venu :c‘est très gras, ou très mal cuisiné, au choix, exception faite de l’adobo ( viande marinée dans du vinaigre et  de la sauce soja) il ne semble pas y avoir de spécialité culinaire ici..

Les fast-food font légion ici et cela se ressent en observant les morphotypes vraiment moins fins  qu’au Vietnam ou au Cambodge, beaucoup de Philippins ont des têtes de latinos-américains, et souvent pas mal de bide, du coup difficile de s’imaginer en Asie..

On réserve une sortie plongée avec Harold’s sur l’île d’Apo  pour le lendemain, un des spots les plus réputés du pays en matière de fonds sous marins,  et l’un des motifs de notre venue aux Philippines entres autres.plongée apo 2

Le microclimat sur l’île est plus favorable , et nous permet de profiter entièrement des 3 plongées qui sont parmi les plus belles de notre expérience sous marine avec une quantité de coraux (mous/durs), une macrofaune et une visibilité fantastiques !! Poissons-globe, poisson-pierre, nudibranche, poisson anémone, poisson lion..plongée apo

Un groupe de chinois sur le bateau fait du snorkelling, les filles sont tout sauf à l’aise dans l’eau, et se font tracter par le guide, avachies dans leurs bouées et leurs gilets de sauvetage. Plutôt fun à observer, d’autant plus qu’elles se remaquillent toutes en remontant sur le bateau : un autre monde..

Charlotte après quelques brasses de snorkelling, tombe sur une tortue géante d’1m50 de long qui broute tranquillement pour son plus grand bonheur !

Au retour, la mer est agitée et certaines chinoises un peu têtues refusant d’aller à l’arrière du bateau, trouvent des solutions ingénieuses pour respirer sans avaler de l’eau de mer…

La fameuse technique
La fameuse technique

Ferry le lendemain direction l’île de Siquijor à 1h30 de navigation, on est un peu à l’ouest, et prévoyant les choses au dernier moment, on ne s’est pas rendu compte que le Nouvel An chinois était le 8 février. En d’autres termes : énormément de touristes chinois, d’expatriés, du coup peu de disponibilité dans les hôtels, et prix majorés pour la haute saison. On arrive après pas mal de péripéties à dégoter un bungalow un peu excentré au nord de l’île au Kiwi Dive Resort, qu’on rejoint chargé comme des mules avec nos 4 sacs sur le scooter qu’on vient de louer pour deux jours à la sortie du port ( 300PHP(6€))

Siquijor en scooter.
Siquijor en scooter.

Notre petit bungalow est un vrai coin de paradis (enfin à l’extérieur, parce qu’à l’intérieur, on vous garantit que c’est sommaire-sommaire), petite plage de sable blanc aux eaux turquoises, grands jardins fleuris et hamacs sous les cocotiers !

L’île est vraiment belle nous nous enfonçons dans l’intérieur des terres pour rejoindre les chutes de Cambugahay où le spectacle est magnifique. Aux paysages de jungle, succèdent de grandes étendues de rizières, et puis arrivés au sommet de l’île des vues étendues sur la mer tout autour. Les habitations sont toutes fleuries, ce qui ne manque pas de rajouter encore un peu plus de charme à cette île où l’on se sent merveilleusement bien. Baignade rafraîchissante et agréable, avec en toile de fond le sketch d’un couple chinois ( toujours eux, on vous a dit ils sont partout.. :-)) qui, en manque de condition physique, essaye à maintes reprises de sauter d’une liane, mais se laisse tomber beaucoup trop tôt dans l’eau, pour le plus grand fou rire de l’assemblée.

Les habitants sont d’une étonnante amabilité, faisant des signes de la main ou criant «Selamat » à notre passage toutes les 5 secondes, on essaye d’y répondre au maximum tout en gardant les deux mains sur le guidon,  la sécurité avant tout :-)

Le lendemain on réserve notre billet de bateau pour l’île de Bohol, et sa capitale Tagbilaran ; OceanJet, une compagnie à touristes a le monopole et ne se prive pas pour proposer des tarifs prohibitifs (20 euros la traversée, serrés comme des sardines, dans un bateau pas plus confort qu’il y a deux jours, mais pour 5 fois le prix, et omettant de préciser que la franchise bagage n’est pas inclue.. Arghhhhhh!! )

On part découvrir le sud de l’île et faisons un stop pour une séance de Fish-Spa, où des centaines de poissons ont élu domicile dans un grand bassin naturel à l’ombre d’un ficus tricentenaire ! Ca chatouille mais on finit par s’y habituer et à trouver cela agréable (seulement Charlotte) !!

Fish Spa, Siquijor.
Fish Spa, Siquijor.

On s’arrête visiter une église et un beau couvent dans le petit village de Lazi, avant d’aller finir la journée sur une crique isolée, la plage de Kasuanga au Nord-Est de l’île, où nous sommes seuls au monde. Retour à la civilisation en dînant chez MolMol, resto qui ne paye pas de mine, tenu par un français, mais où les pizzas sont divines et pas trop chères.

Le temps de rendre les scooters le lendemain, on embarque pour Bohol les mains dans les poches, sans aucune réservation, les nombreux appels/mails ayant été infructueux pour trouver une chambre décente à prix « normal ». La difficulté est aussi de trouver un endroit pour fêter mes 30 ans et par la même occasion le nouvel an chinois.  Sur la petite île réputée de Panglao tout est réservé ou alors hors budget ! 

Un rabatteur nous propose un hôtel à 800 PHP ( 16€) et l’obtention d’un scooter pour 2 jours le lendemain. On n’a pas trop de choix et le suivons. L’hôtel est lambda mais on a un toît, ouf !!

Même en insistant, impossible de trouver une chambre pour le lendemain dans les environs des Chocolate Hills, destination prévue, où alors à 100$ la nuit.. Cela devient un peu fatigant, d’autant que les chambres les moins chères à 15/20 euros sont souvent des taudis, l’eau chaude n’existe pas ici, et les réseaux WIFI ne marchent jamais (mais sont mis en avant pour alourdir le prix des chambre).

On retrouve le lendemain matin notre fameux rabatteur à qui on explique nos difficultés à trouver un logement sur la route ce soir, et que nous allons louer le scooter juste une journée. Le loueur refuse si ce n’est que pour 24h ! Le temps de réflechir, le téléphone sonne pour nous dire qu’une chambre est dispo le soir même là où nous souhaitions passer la nuit, ni une ni deux on fait demi-tour pour récupérer le scooter qui en l’espace de 5mn… a déjà été reloué.. C’est vraiment la guerre/galère ici. On est un peu dépités, ne voulant pas rester dans cette ville peu charmante plus longtemps. En la faisant courte après une petite heure de galère à tourner en ville à la recherche d’un 2 roues on en trouve un tout neuf ( surement celui d’une gamine vu le rose de la carrosserie et le porte clé nounours..)

Après 15 min le pneu arrière crève alors que nous passons devant le garagiste du coin :) Chanceux dans notre malchance.. 50 pesos (1euros) et 20 mn plus tard, après avoir assisté à une réparation à la locale -rustine collée au fer à repasser, cric improbable- direction le sanctuaire des Tarsiers, une des attractions phares de l’île où l’on comprend mieux pourquoi tous les hébergements sont pleins . Ici le mandarin est roi (en grand comité et bruyant ça va sans dire), mais on arrive à se glisser entre deux gros groupes pour être plus tranquilles.

Les tarsiers sont de minuscules primates nocturnes, capables de faire des bonds de 5 m, de tourner la tête à 360° pour pallier l’absence de muscles oculaires qui leur donnent ce regard fixe et implorant un peu perturbant, et d’orienter leurs oreilles dans la direction du son. Ils sont en voie d’extinction et ce sanctuaire vise à les protéger.

Tarsier Sanctuary, Bohol.
Tarsier Sanctuary, Bohol.

Leur lenteur est impressionnante mais ils sont sacrément mignons, la ressemblance de profil est frappante avec Maitre Yoda.

On ne s’attendait pas à les voir d’aussi près même si nos « amis mandarins » ne comprennent pas qu’il faut être discrets : ne pas les toucher (ces derniers se suicidant lorsqu’ils sont en captivité) ni les apeurer avec les perches à selfies où les bruits stridents des déclencheurs d’appareil photo..

On continue notre route direction le village de Loboc, en bord de rivière, en passant par des rizières magnifiques. Le tremblement de terre de 2013 à détruit la plupart des églises de la région qui sont donc toutes en reconstruction et inaccessibles, dont la plus importante ici à Loboc. On fait escale chez Nuts Huts pour le déjeuner, resto-auberge niché en plein milieu de la jungle où la nourriture comme la vue valent franchement le détour.

Direction Bilar, sanctuaire de papillons très touristique en journée mais où l’on a dégoté ce matin une hutte sommaire avec eau froide bon marché pour la nuit (500PHP/10 €)

Après y avoir déposé nos affaires on part pour les Chocolate Hills, ensemble de 1268 collines ondulantes pratiquement identiques couvertes d’une végétation qui prend des teintes brunes « chocolat » en saison sèche. On fait un petit détour pour aller se rafraîchir  dans une pseudo-source qui n’est en fait qu’une piscine artificielle bondée de monde avec un enclos à singes sinistre et pour laquelle nous devons payer 10 fois le prix des locaux..  Contrariés par le gap immense entre ce que nous a vendu la nana de l’entrée et la réalité, on négocie férocement pour récupérer notre argent mais n’arrivons qu’a couper la poire en 2 en récupérant la moitié de notre mise. On comprend pourquoi la version 2015 ne mentionne plus cette arnaque, c’est le risque de voyager avec des guides de 2011, achetés photocopiés au Cambodge. On arrive aux Chocolate Hills où il faut -une fois de plus- payer pour la vue. Une d’entre elles est  un peu plus haute que les autres et permet d’avoir une vue d’ensemble assez impressionnante moyennant 1 euro chacun..

Chocolate Hills, Bohol.
Chocolate Hills, Bohol.

Ça vaut clairement le déplacement même si les « Hills » sont plutôt couleur After Eight que chocolat noir. On essaye de sortir un peu des sentiers battus sans succès en allant se perdre et s’embourber dans les collines environnantes à la recherche des 8 Sisters, ensemble de 8 collines identiques qu’on ne trouvera jamais. :-)

Ile de Bohol.
Ile de Bohol.

Retour au bercail ou tout est très calme et où l’on est tranquilles, abstraction faite du nombre impressionnant de bestioles bruyantes qui nous entourent, mais c’est aussi le charme de l’endroit..

Réveil matinal pour faire un détour dans le centre de l’île, la dernière portion de 25km de descente jusqu’à la côte est absolument magnifique, les panoramas jungle/mer/rizières/collines sont dingues et les pentes vertigineuses. Retour dans l’après midi sur la presque île de Panglao, le temps de dégoter un chouette hôtel pour les 30 ans de Cha le lendemain.

En attendant de dormir dans un des hôtels les plus luxueux de l’île on dort dans la pension la moins chère de la ville, sommaire mais ok. On pousse le contraste jusqu’à demander le pick up offert par l’hôtel en voiture de luxe le lendemain matin, depuis notre guesthouse. 

Coucher de soleil sur Panglao, Ile de Bohol.
Coucher de soleil sur Panglao, Ile de Bohol.

L’Amarela Resort, nous accueille pour 30h de farniente dans un cadre magnifique ; piscine à débordement, plage privée, restaurant et chambre avec vue sur mer !

On ne pouvait pas mieux tomber pour un anniversaire loin de la famille et des amis. Après la plage vient le temps de la détente et un super massage d’une heure attend Chacha.

Vu que l’on a pas tous les jours 30 ans, on en profite pour se lâcher sur les cocktails pour trinquer à la nouvelle décennie !

La néo-trentenaire, Amarela Resort.
La néo-trentenaire, Amarela Resort.

Au menu : fruits de mers, poisson en sauce, brochettes satay et bbq, salades de dingues bienvenus après 10 jours de malbouffe philippine!!!

Nous sommes tellement bien ici que  nous faisons le check-out au dernier moment et restons à la piscine jusqu’en fin de journée avant de rejoindre Tagbilaran.

Avion le lendemain matin pour Puerto Princessa sur l’île de Palawan après avoir passé la dernière nuit au Staylite B&B de Tagbilaran, à deux pas de l’aéroport qu’on rejoint à pied.

Nous avons une escale de 4h à Manille et les impressions de notre premier passage à l’aéroport international d’El Nino sont confirmées : 1h30 de retard pour le premier vol, 2H pour le deuxième.. On est dans la moyenne philippine, et nous trouvons une place in extremis dans l’aérogare bondée conçue pour 6 millions de passagers annuels et qui en accueille entre 9 et 10, sans air climatisé..

On approche de la Saint Valentin, et les équipages des deux avions CEBU qu’on prend proposent de venir chanter au micro du premier rang une chanson d’amour pour «spread the love in the air » comme ils disent.. Seuls les passagers philippins -adeptes inconditionnels des karaokés- répondent à l’appel alors que les touristes sont plus timorés (ou intrigués). C’est dans l’ensemble sacrément faux, mais très amusant et décalé par rapport aux standards de sécurité auxquels nous sommes habitués.. Chacun des volontaires remporte une besace un peu kitsch de la compagnie et en semble très heureux..

Arrivés à Puerto Princessa, on rejoint une fois de plus notre auberge à pied, l’aéroport étant dans la ville, et on s’étonne des moto taxis futuristes, conçus à base de pare-chocs de voitures.. Bien différents de ceux de Bohol ou Negros qui étaient fait pour ainsi dire… avec Dieu.

A l'arrière des moto-taxi.
A l’arrière des moto-taxi.

Apres les 97% de Vietnamiens agnostiques, ici aux Phillippines 98% de la population est catholique, et très très ( trop ? ) fervente.

On a pris les devants pour notre arrivée de nuit en réservant chez Casa Linda Inn, belle chambre avec clim pour 1000 PHP ( 20€).

On se fait un resto extra, Kalui, qui nous réconcilie un petit peu avec la cuisine phillipine, l’ambiance est tamisée, les Pina Colada bien chargées et fraîches. On s’y régale de soufflés de poisson à la coco, de tempuras de courgettes épicées, et de salade de fruit exotiques.

On réserve un van pour le lendemain pour port Barton à 3h30 de route de là , même si la légende dit que la plupart des chauffeurs font des compétitions -chronomètres en main- pour être le premier à destination et gagner la cagnotte.. On comprend vite que ce n’est pas vraiment une légende au bout de 5mn avec notre chauffeur, du genre grand malade décérébré, 140km/h sur des routes nationales assez étroites, avec deux pneus sous gonflés. On se promet de ne pas reprendre de mini van pour le reste de notre séjour et de se contenter des bus locaux un poil plus lents mais plus sécures.

Port Barton, conseillée par beaucoup comme une alternative paisible à la ville d’El Nido plus au nord où l’on doit passer 5 nuits peu après, est un petit village tranquille en bord de plage, composé de deux rues principales ensablées, parsemées d’échoppes et de bouibouis. Tous les hôtels conseillés par les guides sont effectivement complets depuis des lustres, après pas mal de porte à porte comme au bon vieux temps, Charlotte finit par nous dégoter un super plan dans la rue parallèle au front de mer, bungalow en dur un peu sommaire pour 500PHP (10€) la nuit mais niché au fond d’un joli jardin, le Villa Evergreen.

Villa Evergreen, Port Barton.
Villa Evergreen, Port Barton.

Topo Nourriture : La spécialité du restaurant ici est l’omelette aux aubergines et il faut avouer que c’est une sacrée tuerie.  :-)                           Les mangues Philippines qu’on s’achète en dessert dans une échoppe locale sont délicieuses, réputées pour être les meilleures du monde et les plus sucrées, il faut dire qu’elles ne sont pas fibreuses, mais juteuses et sucrées comme il faut.

La plage de port Barton offre un joli cadre pour lézarder quelques jours entre bouquinade, baignade et siestes ensoleillées mais attention aux sandflies, les mouches de sable qui viennent vous piquer et auxquelles on essaye de répondre tant bien que mal grâce à l’huile de coco apparemment répulsive !

Port Barton, ile de Palawan.
Port Barton, ile de Palawan.

On passe 3 jours sympas, ponctués d’une escale rafraîchissante aux cascades à 4km de là. Prochaine destination El Nido, à 5h au nord de là d’où l’on compte visiter l’archipel des Bacuits.

On vous embrasse.