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Avatar ? Le Cinquième Element ? : Non.. Singapour !!

Après le petit changement de programme nous arrivons à 9:00 à Singapour et en sommes ravis !

L’aéroport est beau, propre,moderne, critères qu’on a un peu laissé de côté ces derniers mois, et ce retour à la civilisation même de courte durée n’est pas pour nous déplaire ! Les toilettes sentent bon, et on peut même noter l’appréciation de tous les services sur des écrans tactiles : votre passage aux douanes s’est bien passé ?, votre passage aux toilettes ? C’est un peu too much mais ça nous met dans le bain, dans cette ville réputée pour être parfois aseptisée.

On prend le temps après une nuit très courte de se prendre un petit déjeuner : autant être prévenus on change clairement de gamme de prix, mais la soupe locale aux crevettes séchées à 9h passe toute seule.

On a le temps et décidons d’aller en métro chez Émilie (la cousine d’Octave) qui nous héberge très gentiment pour nos 3 jours ici : cela prend une bonne heure mais le métro est ultra bien pensé avec un étalage des stations inspiré de celui de Paris, mais avec des rames modernes, des écrans de télévision partout, beaucoup de consignes ( interdiction des durians, de manger, de boire, de ne pas faire la queue), des obligations au sol pour laisser sortir les gens.. Le genre de truc qui ne fonctionnerait jamais dans notre chère capitale où chacun n’en fait qu’à sa tête. Les Singapouriens semblent très respectueux, c’est aussi que les amendes encourues sont vraiment lourdes.    

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Après 3 mois et demi de vadrouille l’appartement maxi confort avec grande terrasse au 26ème étage, avec piscine, salle de sport, climatisation est pour nous un énorme kif ! Une bonne douche puis à la découverte de la ville, ayant un peu plus de temps que prévu.

On part à pied direction l’animée Little India, où les effluves de bonnes épices nous titillent le nez, c’est un joyeux bordel mais organisé car ici on marche dans les clous, les papiers contrairement à ailleurs sont dans les poubelles !

Direction le Tekka Center, un food hawker center, où l’on choisit son plat parmi les innombrables stands avant de s’installer autour de tables communes.. C’est local et très bon marché pour le coin : (Stand 01-248) on déjeune chez Al-Rahman Prata d’une énorme murtabak au mouton pour Octave (qui tente toujours les plats que personne n’oserait prendre, ici une galette fourrée de mouton haché, oeufs et menthe !), et d’un curry de poulet/naan pour moi !

Murtabak.
Murtabak.
Tekka Center.
Tekka Center.

On se régale et l’ambiance est très chouette, c’est incroyablement éclectique : indiens, chinois, malais et occidentaux vivent en parfaite harmonie – tout du moins en apparence – en respectant les coutumes et religions de tous ! A méditer …

On part faire un tour sur Orchad St , paradis des fashionistas le long de laquelle s’enchaînent des malls plus grands les uns que les autres,… Les prix sont les mêmes qu’à Paris donc difficile de trouver un t-shirt a moins de 15/20$ mais H&M sera mon sauveur 😉 !

Nous retournons dans le quartier Indien pour visiter un peu plus les temples et mosquées du quartier et pour faire un tour au Mustafa Center, le plus gros supermarché de la ville sur 5 étages qui mérité à lui seul une petite visite. On y trouve absolument de tout, du saumon fumé chilien aux sachets de 3kg de noix de cajou importées du Mozambique. Nous retrouvons Émilie le soir pour un chouette resto indien en ville !

Le lendemain c’est un peu un marathon mais c’est une de nos journées préférées du voyage ! Après avoir chacun pris une carte de transport qui pour 20$ Singapouriens (13€) nous donne accès illimité au réseau de transport, on se dirige vers le superbe Jardin Botanique. Très aéré et immense, en plein coeur de la ville, c’est après Kirstenbosch au Cap et celui de Rio de Janeiro un de nos préférés ! A l’inverse de ce que l’on pourrait croire Singapour est une ville très verte, malgré les nouvelles constructions et gratte ciel qui poussent comme des champignons depuis 50 ans, le plan d’urbanisme est hyper recherché comme on le découvrira le lendemain, et très avant-gardiste dans sa façon d’imaginer la vie urbaine. On a vraiment l’impression d’être dans une ville du futur, on verrait des gens voyager en drôles que ça ne nous étonnerait même pas..

Nous nous régalons en visitant le Jardin des Orchidées, la seule section payante du Jardin Botanique, où ma vieille carte d’étudiant nous permet de ne pas trop se faire allumer (il n’y a pas de petites économies).

Orchids Garden, Singapore.
Orchids Garden, Singapore.

Il doit y avoir plus d’une centaine de différentes : tailles, couleurs dont certaines, spécialement mises au point pour des célébrités de passages (Mandela, Merkel, Ban Ki-Moon..) et qui sont plantées dans le jardin VIP.. Ca ne rigole pas :-).

Orchids Garden 2, Singapore.
Orchids Garden 2, Singapore.

C’est vraiment somptueux, dans une autre sphère c’est une jungle tropicale avec torrent artificiel qu’ils ont carrément créé.

Orchids Garden 3, Singapore.
Orchids Garden 3, Singapore.

On ne se lasse pas d’observer les asiatiques prendre des photos, je crois que la perche à selfie est la pire invention au monde et qu’ici ça a empiré le phénomène de « je m’aime, je me prends en photo » !!

Autant le métro est vraiment très bien pensé, autant pas un seul plan de bus n’est disponible, impossible de se repérer.. On le fait à l’improvisation et ça marche ma foi pas trop mal, il faut dire qu’ici il y a 4 langues officielles dont l’anglais, ce qui aide fortement en cas de doute.

Direction Chinatown quartier très animé avec boutiques cheap vendant camelote et babioles à n’en plus finir, mais qui me donnent envie d’acheter tout et n’importe quoi quand même ;).

Chinatown, Singapore.
Chinatown, Singapore.

Nous allons manger local dans un food court, le Maxwell Center, orienté cuisine chinoise plus que la veille. Après s’être régalé de nouilles, direction la Pagode de la réplique de la dent de Bouddha, oui oui c’est long comme nom mais c’est un des temples les plus grands que nous n’ayons jamais vu, très moderne, réparti sur 6 étage avec ascenceur, salle de prière immense, dorures partout, 12000 bouddhas sur le roof top.. Vraiment improbable, mais ça nous donne un avant-goût de la folie du Bouddhisme en Birmanie..

Pagode de la réplique de la dent de Bouddha, Chinatown, Singapore.
Pagode de la réplique de la dent de Bouddha, Chinatown, Singapore.

Nous poursuivons la balade dans ce qui semble être le renouveau du quartier chinois, bobo hipster avec plein de bars et de restos sympas où la pinte en Happy Hours n’est qu’à 12$.., le tout à 2 pas du Central Business District.

Chinatown, CBD, SIngapore.
Chinatown, CBD, SIngapore.

Ce dernier semble être l’amphithéâtre d’un concours d’architecture, avec des tours plus hautes les unes que les autres et qui rivalisent toutes d’originalité pour créer terrasses suspendues, murs végétaux, assemblage de matériaux délirants

Central Buisiness District, Singapore.
Central Buisiness District, Singapore.

C’est pimpant mais vraiment harmonieux, La Défense à côté c’est peanuts !!

On bifurque ensuite sur le Colonial District et ses quais, ponts d’aciers et monuments municipaux ; héritage de l’époque coloniale britannique. Découverte de l’ancien parlement, de la cathédrale St Andrew, du théâtre Victoria, puis de vues grandioses  sur la baie et le fameux Marina Bay Sands de l’autre côté, un des hôtels les plus connus et photogénique.

Singapore's Bay.
Singapore’s Bay.

On se rend compte que Singapour est une vraie terre de contrastes, où l’association subtile d’anciens bâtiments et de gratte ciels modernes et futuristes est très réussie.

Nous passons bien évidement devant le Merlion, symbole de la ville qui n’est autre qu’un gros lion crachant de l’eau dans la baie. C’est le spot de toutes les tentatives de photos improbables, à vous de juger 😉IMG_4264

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Nous longeons la baie avant de tomber sur le mall The Shoppes, terrain des superlatifs, où loge une patinoire, et des canaux artificiels pour se balader en barque, rien que ça entre les multiples boutiques de luxe..The Shoppes Mall, Singapore.

On longe le tout récent ArtScience Muséum en forme de fleur de lotus, visible de toute part, juste en dessous du fameux Marina Bay Sands, que nous traversons. 2560 chambres réparties dans les 3 pilliers du « bateau » ( prix d’entrée 500$ la nuit), plus grande piscine à débordement au monde avec 146m de long au dernier étage, un cout de 8 milliards de dollars, et une renommée internationnale.. On est un peu trop petit budget ( et trop mal habillés) pour oser aller y boire un verre :-) 

Marina Bay Sands, SIngapore.
Marina Bay Sands, SIngapore.

On continue notre marathon par le Garden By the Bay, d’immenses structures métalliques en forme d’arbres, hautes de plusieurs dizaines de mètres, recouvertes par des murs végétaux et qui sont sacrément impressionnantes.

Nous décidons de voir cela un peu plus tard lorsque la nuit sera tombée et allons visiter la Cloud Forest. Une forêt tropicale et une cascade ont été reconstituées dans une dôme de verre !

Cloud Forest,Singapore.
Cloud Forest,Singapore.

C’est HALLUCINANT et sacrément beau, la visite se fait sur des passerelles suspendues, on a l’impression d’être dans une navette spatiale, d’autant que le soleil se couche et que les bâtiments à l’extérieur s’illuminent peu à peu.

Cloud Forest, Singapour.
Cloud Forest, Singapour.

On est estomaqués devant tant de futurisme et sommes vraiment comme des gamins dans un magasin de jouets, attirés par à peu près tout.

Gardens By The Bay, Singapore.
Gardens By The Bay, Singapore.

Lorsque nous sortons le spectacle est extraordinaire la ville est illuminée de mille feux, Emilie nous rejoint et nous offre un verre sur le plus haut des arbres face au Marina Bay Sands…. La vue est indescriptible et on vous invite chaudement à venir faire un tour ici pour la décrire de vous même.. En attendant quelques photos pour vous donner une idée. On ne pouvait pas trouver meilleur spot!!

Gardens By The Bay, Singapore.
Gardens By The Bay, Singapore.

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Pour notre dernière journée nous n’avons que l’embarras du choix, puisque 3 jours c’est un peu court pour tout voir, question timing comme question budget, du coup il faut choisir.

On se décide pour Arab St et le quartier malais, c’est petit, plutôt mignon et coloré, et très éclectique en matière de boutiques les vendeurs de jillbaab ou niqab côtoient les boutiques supra bobos/hipster avec les derniers articles à la mode ! Étonnant pour nous mais pas pour eux 😉

Nous retournons manger notre super murtabak à Little India et filons à la Singapour City Gallery qui propose une très intéressante exposition sur l’urbanisme et le développement de Singapour.

Singapore City Gallery
Singapore City Gallery

En parcourant le musée on se rend compte a quel point l’organisation de la ville est pensée : espace vert, lieux de loisirs, entreprises, universités, logements, commerces, transports en commun … Tout est anticipé pour faciliter l’accès aux habitants (et aux touristes) !

Et il faut l’avouer surtout, ils ont une vision à long terme dans la plupart de leurs projets, qui contraste malheureusement beaucoup avec tous les pays qu’on a visité jusqu’alors où tout est fait sur le tas, réparé un peu à la va-vite et pas vraiment avec les mêmes moyens.

Enfin même si on trouve ça très chouette et que l’on apprécie réellement cette ville, comme tout système il a des failles et nous sommes sacrément surpris par le nombre de personnes âgées qui travaillent ! Ici aucune retraite, et difficile de vivre sans le sous dans cette ville où l’on ne croise pas un sans abri. Dans le métro, dans les restaurants pour débarrasser les tables, certains ont parfois l’âge de nos grands-parents mais semblent au moins en apparence s’accomoder de la situation.

Nous voulons profiter des espaces verts qu’offre Singapour et allons nous balader près des Southern Ridges, un ensemble de ponts et de parcs étalés sur plus de 12km de long. Passage par le Mont Faber Park, point culminant de la ville-état du haut de ses 105 m au dessus du niveau de la mer, puis par Henderson Waves, un pont en bois et en acier futuriste qui surplombe la forêt et offre des vues incroyables sur les environs, tout ça à 5mn du centre-ville.. Un paradis des joggeurs, la coulée verte fait pâle figure à côté.

Henderson Waves, Singapore
Henderson Waves, Singapore

On conclut notre petite escale autour de bonnes pâtisseries françaises, et de pastas maisons sur la terrasse du 26ème étage, enchantés par cette ville que nous venons de découvrir et qui est un véritable coup de coeur, une vraie bouffée d’oxygène, de propreté et d’organisation en cette fin de voyage, et avec la joie d’avoir pu voir Emilie, qui nous a si gentiment accueilli dans ce qui tient lieu d’un palace !!12782373_10153562401382517_857099147_n

On prend notre avion le lendemain pour 3 semaines en Birmanie, où le contraste sera étonnant. On vous embrasse.

Bilan Philippines

Les Philippines en Brefphilippines_2

Itinéraire : 29n/31j  sur 3 îles principales.                                                              

Visayas : Dumaguete (2n)/Siquijor (2n)/Bohol (5n)                                                 Palawan : Pto Princessa (1n)/Port Barton (3n)/El Nido (5n)/Coron (4n)     Nord Luzon : Bus de nuit(2n A/R)/Sagada(1n)/Banaue (2n)/Trek (2n)

  • Monnaie : 1€–>52 pesos (02/2016
  • Budget : 33€/j/personne  (incluant 6 plongées à 20€ et 3 vols à 80€ chacun), sans compter la nuit pour les 30 ans de Cha.
  • Transport : 520 pesos (11€) Manille/Banaue : 10h bus de nuit très local avec sièges non inclinables.                                                                                                       500 pesos (10€) Puerto Princessa / El Nido : 9h en bus, 5h en minibus ( 800 PP, 16€)                                                                                                                     1200 pesos (25€) pour 7h de navigation,  bateau El Nido-Coron , confort très sommaire.
  • Nourriture :  entre 60 et 150 PHP (1,2/3€) pour un plat mais vraiment en faisant attention, bière 50 PHP (1€). Ca fluctue pas mal en fonction des endroits. Bouteille d’eau 30PHP (0,6€)                                    
  • Les +++ —-> Les paysages qui font partie pour nous (avec le Vietnam) des plus beaux d’Asie du Sud Est.                                                                                                           Le sourire des gens et leur gentillesse.                                                                    La superbe île de Siquijor encore préservée du tourisme de masse.                                                                                                                                                           Les rizières de Batad qui sont un must de notre voyage               
  • Les —- — —> La nourriture, franchement la pire de notre séjour !                                          Le trop plein de monde à El Nido.                                                                              Les prix parfois exhorbitants et peu justifiés.                                                        Le vol de 600€ à Sagada

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D’El Nido à Banaue : fin d’exploration de Palawan, et rizières en folies.

On utilise pour la première fois du séjour une Jeepney, le moyen de transport local : d’anciennes jeeps américaines rallongées et colorées où le but est semblable à celui d’une partie de Tetris, faire tenir le maximum de passagers dans un minimum d’espace le long des deux bancs installés dans le coffre.. Ah qu’on est serrés au fond de cette boîte, chantent les sardines, chantent les sardines :-) C’est folklo, loin d’être confortable avec notre chargement de 15 barils de pétrole vides sur le toit, mais vraiment plus sécure que les minivans de la dernière fois vue la vitesse de pointe assez limitée de l’engin.

Après 1h de trajet, arrivée à Roxas, changement pour un bus bien plus gros mais où l’on est tout aussi compactés, à 5 par rangée, direction El Nido a 4h de route de là. Autant on sent que la taille du bus limite un peu sa vitesse, autant le super connard qui le conduit ne semble pas avoir été doté de la case « maîtrise de la célérité de son véhicule ». Après deux premières heures très tranquilles suffisamment rares pour les signaler,  Fangio se met à appuyer sur le champignon de manière incompréhensible sortant presque la tête de sa fenêtre lors des virages à gauche (véridique), en pleine session de simulation de course automobile, on est les seuls à mettre les ceintures..  Bref, arrivés à El Nido, ville que tant de voyageurs nous ont déconseillé, on a la confirmation de ce à quoi l’on s’attendait.. Assez incontournable en tant qu’unique porte d’accès à l’archipel des Bacuits, elle n’en est pas moins une ville clairement repoussante. Construite au bord d’une plage dont la propreté rappelle étonnement les berges de seine un lendemain de 14 juillet, tout semble avoir grossi ici beaucoup trop vite.

Les constructions sont complètement anarchiques, les moto-taxis trop nombreux, les touristes (nous inclus) en bancs, le nombre de Bangka (les bateaux locaux) stationnés à même la plage rappelle le parking d’un hypermarché un dimanche matinPour ajouter à cela, les prix des hébergements sont surévalués et nous peinons difficilement à trouver une cage à poules où pour 15 euros la nuit , le ventilateur efficace est en option et la (deuxième) douche froide de la journée se fait au seau.. Le nid n’a rien de douillet et donne une seule envie : s’en extirper. Qu’êtes vous donc venus faire ici nous direz vous.. ?? Et bien visiter les environs d’El Nido. On loue un scooter (le prix est double par rapport à la semaine dernière, quand on vous dit que tout est surévalué) pour aller sur la superbe plage de Nacpan à 20km au nord le long d’une piste vraiment cabossée où nous finissons par crever 100 m avant d’arriver.

Plage de Nacpan Beach, El Nido.
Plage de Nacpan Beach, El Nido.

On fait réparer tout ça par un gars du coin qui n’hésite pas à coller la rustine avec une canette de coca remplie d’alcool qu’il fait brûler et arrose mécaniquement d’eau pour en tirer de la vapeur. On a serré les dents pendant toute la réparation, mais plus de peur que de mal : on file  prendre un bain rafraîchissant dans l’eau de mer étonnement fraîche pour la saison ( entre 22 et 27 selon les coins). On doit aussi passer par la case badigeonnage d’huile de coco pour éloigner les mouches de sable très nombreuses sur Palawan, et dont les piqûres sont urticantes. Décidés à louer un kayak le lendemain pour partir trouver quelques spots isolés sur l’île de Miniloc, en face d’EL Nido, on la rejoint en 45mn de coups de pagaies. C’est d’ailleurs un bon marqueur d’entente et de synchronisation du couple que de mettre 2 têtes de mules, 2 rames et un kayak à l’eau : on ne se débrouille pas si mal au final.

L’île est couverte d’un manteau de jungle verdoyant descendant de manière vertigineuse jusqu’à la plage peuplée de flamboyants. On n’est pas loin du paradis. On s’est acheté un sac étanche, rudement négocié la veille, et en voyant les quelques kayakistes non équipés venir s’échouer tout mouillés on se dit que c’était un bon investissement. On continue notre petite balade de criques en criques, et attendons même un peu trop longtemps avant de repartir de la dernière, si bien que nous ne sommes pas loin de nous prendre un violent orage sur la tronche. La houle s’intensifie, le ciel se charge, alors que le vent retombe soudainement, laissant imaginer le pire. On passe finalement entre les gouttes en réalisant un sprint digne d’un équipage de 4 sans barreur.

Le prix de la bouffe étant franchement indécent ici on finit pour le deuxième soir de suite dans une rôtisserie de rue d’où l’on ressort avec un parfum sauce barbecue, mais l’estomac bien rempli de poulet et ribs rôtis. C’est le lendemain que l’on s’éloigne vraiment d’El Nido. Ici tout est tellement touristique, qu’à moins d’avoir un porte-monnaie sacrément garni, il est difficile d’échapper aux 4 itinéraires (Tour A-B-C-D) empruntés par toutes les agences pour visiter l’archipel. N’étant pas Crésus on choisit comme alternative de faire un tour de 2 jours avec nuit sur une île déserte. Pour 60 euros chacun (nourriture/entrées/camping inclus), nous faisons le tour A et le tour C le lendemain.

Nous sommes 9 sur notre embarcation aux balanciers de bambou. 4 américains, 3 irlandaises, et nous deux les frenchies. On ne voyage clairement pas au même rythme (ces derniers étant venus du Texas pour 6 jours..) ni avec le même budget mais l’ambiance est bon enfant. Premier stop sur une plage paradisiaque qui ne garde ce qualificatif qu’une petite dizaine de minutes avant que ne viennent s’y échouer une centaine de chinois et australiens  bruyants.

Small Lagoon.
Small Lagoon.

On part ensuite direction le Small et le Big Lagoons d’une beauté à peine imaginable. La couleur de l’eau est dingue, et nous fait oublier un peu l’affluence des bangkas.

Big Lagoon, El Nido
Big Lagoon, El Nido


On mouille dans un coin tranquille pour le déjeuner : poisson frais, ribs, salades et légumes (ça fait du bien). On continue notre petit périple pour atteindre la plage où nous passerons la nuit et où il n’y a absolument personne. La journée se termine tranquillement, on installe les tentes, profitons du coucher de soleil, mettons en route le feu de camp et dînons copieusement avant que les choses sérieuses ne commencent…

Notre plage pour la nuit, El Nido.
Notre plage pour la nuit, El Nido.

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Ici le rhum coule à flot et 12 bouteilles nous attendent, offertes par l’agence. On boit tous modérément nos rhums-coca, à l’exception des 3 irlandaises, qui en plus de ne pas être très fute-fute font tout pour confirmer leur réputation de grosses buveuses. Les guides alléchés par la désinhibition engendrée sortent la totale avec la boule à facette qu’il branchent sur le chargeur solaire. C’est marrant une petite heure, mais alors que tout le monde part se coucher, les irlandaises montent la sono, finissent les bouteilles, et ne s’arrêtent que vers 5h du matin pour aller régurgiter le trop plein de boisson en réveillant tout le camp.. On a pas tous la même conception du paradis… Passons :-).

Le tour C que nous faisons aujourd’hui passe par de superbes paysages complètement différents de la veille, agrémentés de quelques jolis spots de snorkelling ( mais où beaucoup de coraux ont été détruits par la pêche à la dynamite). On échappe un peu plus que la veille à la foule, à l’exception de la dernière plage où 19 bateaux déversent leur cargaison de touristes. La plupart des touristes philippins ne savent pas nager, on croise donc régulièrement des bancs de 5 ou 6 d’entre eux emmitouflés dans leur gilets de sauvetage et nonchalamment traînés en troupeaux par le guide dans l’eau. C’est quand même ballot pour un pays qui compte plus de 7100 îles. Cet archipel est il faut le dire sublime, le contraste entre la couleur de l’eau, la végétation luxuriante, les pics karstiques est quelque chose d’assez HALLUCINANT, on parle beaucoup sur le blog des petites anecdotes moins sympa, mais c’est quand même un des plus beaux paysages que nous ayons vu de notre vie..

On rejoint la cage à poule qu’on avait réservé avant de partir ( 700 php, 4 mètres carrés, douche au baquet, signal wifi au max mais pas de connexion, comme un peu partout ici).

On est vraiment contents d’être passés par El Nido, vue la beauté des environs, le timing nous a fait arriver en pleine peak-season donc pas dans les meilleures dispositions pour voyager petit budget, mais vous aurez compris que le meilleur moyen d’en profiter est clairement de s’en éloigner.

On prend le lendemain une bangka de 80 places pour Coron, à 7h de navigation au nord. Les philippins n’ayant clairement pas la même vision ni les mêmes normes de sécurité que nous, et si vous ajoutez à cela le nombre impressionnant de posts sur différents forums déconseillant formellement ce trajet, autant vous dire qu’on y allait un peu à reculons. Les locaux ont plus le « pied débrouillard ou multitâches » que marin, comme on a pu le constater lors des manoeuvres les 3 derniers jours où les bateaux n’hésitent pas à se foncer littéralement dedans pour sortir des différents spots. Niveau statistiques, un bateau coule tous les ans, notamment au niveau d’un passage en pleine mer ou les courants sont sacrements dangereux. Heureusement pour nous, la mer est calme ce matin et même si on met 1h30 de plus que prévu et que l’embarcation est assez sommaire, le trajet se passe très bien et assez vite puisque nous rencontrons Philippe et Mathilde (leur blog : voyagesadeuxsacs) avec qui nous papotons, et avec qui nous passerons pas mal de temps les 10 prochains jours. Arrivés à Coron, la ville n’a comme toutes les villes philippines rien de très joli mais est beaucoup plus aérée que sa voisine d’El Nido et en est forcément plus agréable.

Tricycle, Coron.
Tricycle, Coron.

Nous avons réservé 4 nuits chez Patrick&Tezz Gh (650 PHP/13€ la nuit, avec petite piscine) puisque tous les hôtels conseillés par le Lonely ont triplé leur prix depuis 2011. Tripadvisor est donc ici notre référence. On décide avec nos nouveaux compagnons de route de louer des deux roues le lendemain pour aller se trouver quelques plages dans les environs.

Direction le nord à bord d’une semi automatique (grande première pour moi) un peu plus confort pour Charlotte que les petits scooters habituels. Ici aux Philippines et particulièrement à Palawan, l’entrée sur les plages publiques se paye et elles sont bien rarement nettoyées.. C’est juste un gros buisiness mais que nous esquivons d’un coup d’accélération bien placé à la sortie de la première plage.

La route est bonne mais après 50km il n’y a franchement pas grand chose à voir, si ce n’est contempler la vie locale depuis la terrasse du bouiboui en bord de route où nous nous arrêtons pour satisfaire nos appétits. Un peu plus loin, n’ayant toujours pas trouvé d’autre plage on finit par boire une bière à la piscine d’un hôtel de luxe en décrépitude mais qui jouit d’un accès direct à la mer. On oublie presque l’heure et devons faire les 20 derniers km de nuit et avec de mauvais phares.. Pas totalement rassurant mais on arrive finalement à bon port, et nous réconfortons dans une pizzeria succulente : l’Altrove. On réserve avec Charlotte une sortie plongée le lendemain pour aller sur 3 épaves de navires de guerre japonais, entre 12 et 33 m. Le club est tenu par des Chinois mais ça ne nous pose pas trop de problèmes, le gérant ayant l’air réglo. On déchante un peu le lendemain nous sommes les seuls occidentaux, une fille passant son premier niveau plonge avec nous, elle n’écoute rien aux consignes , préférant passer son temps à faire des selfies sous l’eau mettant l’ensemble de la palanquée en difficulté, le divemaster local, âgé de 21 ans est un peu trop à la cool pour nous, et on est contents d’avoir quelques plongées derrière nous pour que notre sécurité sous l’eau ne dépende pas que de lui.. La première  plongée très profonde est impressionnante sur le Akitutshima , long de 118m et qui repose entre 20 et 35m de fonds. La deuxième est sans conteste une des plus belles qu’on ait fait , la visibilité est très bonne, le Taie Maeru, coulé par l’armée américaine en 1944 a été colonisé par de superbes coraux et la faune sous marine est hyper variée, on aurait loupé ça pour rien au monde.La troisième plongée est beaucoup plus facile, sur le Lusong Gunboat, et moins profonde mais clôture en couleur une belle journée.. On retrouve P&M pour le dîner et bookons ensemble un tour d’Island Hopping, comme à El Nido, mais presque 50% moins cher, confirmation qu’El Nido est vraiment surcôté. Le tour est vraiment top , les spots de snorkelling sont incroyables ( tortues, barracudas, macrofaune, visibilité extra). Le repas est vraiment très correct ( poisson grillé , porc, fruits exotiques , petites algues locales, et des kilos de riz comme toujours ;)).

Island Hopping, Ile de Coron.
Island Hopping, Ile de Coron.

Dernier arrêt de la journée sur l’Ile de Coron qui fait face à la ville de Coron (ou non logeons) elle même située sur l’île de Busuanga.. Oui je sais un peu difficile à comprendre :-). Le lac Kanyangan (70% eau douce, 30% eau salée) loge en son cœur, et l’eau y est cristalline. Entouré de reliefs volcaniques qui se prolongent sous l’eau, le snorkelling ici est extrêmement impressionnant, on se sent tout petits et avons presque le vertige des profondeurs.

Lac Kayangan, Ile de Coron.
Lac Kayangan, Ile de Coron.

Peu de faune ici à part quelques mollusques et des poissons de surface mais beaucoup de beaux souvenirs. En terme de mollusques, on a aussi nos copains « poisson mérou » et « poisson lune » aka 2 philippins aux physiques improbables, l’un au visage complètement gonflé et prêt à exploser, l’autre prognathe jusqu’à s’en luxer la mâchoire, qui les 7h du temps durant n’auront pas bougé leur fesses du bateau…

On quitte Coron le lendemain matin heureux de ne pas avoir loupé cette partie de Palawan qui nous a enchanté et un peu déçus de ne pas y rester quelques jours de plus. On déchante juste un peu en voyant le tableau de bord de la navette qui nous conduit à l’aéroport, surchargé de miniatures Ferrari et qui laisse présager un énième super connard.. On ne s’est pas trompé, et serrons les fesses pendant une bonne demi heure, avant de remettre ça à bord du coucou à hélices soviétique qui nous conduit à Manille et qui il faut le dire a une sacrée prise au vent !

Le fameux coucou.
Le fameux coucou.

Une fois arrivés à Manille la question est de savoir ce que l’on va faire pendant cette longue journée avant notre bus du soir à 22:00 ! On prend notre temps pour nous rendre en ville via les transports en commun et déposons nos sacs à la Chillout Guesthouse.

Manille n’a pas la réputation d’être une ville intéressante et agréable pour le touriste, on opte pour la facilité et nous rendons au Robinsons Mall d’à côté. Au programme Burger King, lèche-vitrine et ciné. On se rend compte que ça nous manquait ! Fidèle à eux même ce n’est pas avec des pop corns que les locaux vont voir des blockbusters, mais avec des brochettes, barbecues, paquet de chips énormes, burgers et autres hot dogs…

Notre bus de nuit nous emmène dans le nord de l’Ile de Luzon à Banaue connue pour ses rizières en terrasses classées par l’UNESCO.

En arrivant vers 6:30 on est assaillis par les rabatteurs pour déjà organiser nos treks et choisir nos guesthouses. On prend le temps de réfléchir à tout ça autour d’un petit déjeuner revigorant après une nuit difficile et un changement de température radical, ici c’est plutôt 15/20° de moins que dans le reste du pays.

La météo n’est pas extra, il pleut beaucoup et les prévisions ne sont pas rassurantes mais après avoir raté les rizières du Nord-Vietnam on ne veut pas réitérer la chose. Nous partons donc à 2:30 de là pour rejoindre le village de Sagada.

La pluie tombe sans discontinuer mais tant qu’à être là autant se balader et découvrir les curiosités du coin que sont les grottes et les cercueils suspendus … Ça pourrait faire peur ! Ici comme chaque endroit touristique aux Philippines tout se monnaye… Il faut s’acquitter d’une taxe touristique, prendre un guide, une lampe… Nous n’étions pas au courant et arrivés aux grottes après 3/4km on nous refuse l’entrée !

Les fameux cercueils, Grotte de Sagada.
Les fameux cercueils, Grotte de Sagada.

Tant pis les rizières aperçues en cours de route nous satisferont pour la journée, le camaïeu de vert est très beau et nous donne envie de partir marcher du côté de Batad où parait il ce sont les plus belles !

Parking Présidentiel, Sagada.
Parking Présidentiel, Sagada.

Le lendemain matin après vérification de nos comptes (ici il n’y a pas d’ATM ou souvent en panne, il faut donc être prudents), nous allons voir ces cercueils suspendus. La promenade est glissante à cause de la pluie de la veille mais la forêt de pin et la tranquillité ambiante est très agréable. Les cercueils sont suspendus pour être plus proche du paradis, mais également pour que les morts continuent à entendre le souffle du vent, ils ne concernent que certaines ethnies, et sont aujourd’hui interdits. On prend notre temps et on manque de rater notre bus de retour ! Octave part à fond la caisse chercher les sacs laissés à l’hôtel tandis que je renfloue les caisses et nous réserve des sièges. 

En arrivant à Banaue, on se rend compte qu’ici c’est business business, pour 14€ on a le droit à une chambre sans fenêtre avec 2 lits rustiques, SDB commune et eau froide (il pleut et la température est de 12 °C…). Pour plus de confort l’hôtel propose une douche chaude avec minuteur a 2€, serviette de toilette a 1€, ah et bien sur il n’y a pas de prises pour charger … Il faut donc payer … Bref au moment de payer justement je me rends compte que les dollars pris au Cambodge ont disparu de ma pochette ainsi que des pesos Philippins, Octave vérifie au fond de son sac, le constat est le même : 680$ d’envolés ! Le matin même ils étaient dans nos sacs que l’on a laissé le temps de notre balade à la guesthouse… On va la faire rapide, direction la police qui malheureusement ne peut rien faire car l’argent a été volé à Sagada, dans un autre district. Le lendemain matin réveil 3:30 pour retourner là bas par la premiere jeepney ! On passera 5:00 chez les flics avant de comprendre que les flics de Sagada et les nanas de l’hôtel qui ont « gardés  » nos sacs savaient depuis la veille que nous venions, autant vous dire que l’argent n’a pas refait surface et que les policiers ont tout fait pour nous décourager d’aller au tribunal, prétextant que cela coûterait cher, et que ce serait long.. affirmant qu’il fallait de toute façon les payer des centaines de pesos pour obtenir un certificat de dépôt de plainte ! De bons gros escrocs.. Corruption quand tu nous tiens !!.

« Au Japon, les dessous de tables se donnent sous la table, en Chine ils se donnent sur la table, aux Philippines, on prend directement la table » Proverbe local.

Après une journée de perdue, notre budget birman envolé on rentre écœurés sur Banaue mais il faut passer à autre chose pour ne pas ruminer tout ça ! On planifie notre trek dans les rizières avec Mathilde et Philippe qui arrivent le lendemain matin par le bus de nuit ! 

3 jours de marche nous attendent à travers les rizières en compagnie de Kenneth notre guide, très sympa, parfois un peu difficile à comprendre, à force de machouiller des noix de betel en permanence (comme les feuilles de coca en Amérique du Sud). Personne n’y échappe ici, mais cette noix colore les dents en rouge, amoche sacrément les gencives, et déforme les lèvres de ceux qui en usent trop souvent ! Ils recrachent tout par terre, repeignant la plupart des trottoirs .. Glamour quand tu nous tiens :) 

En attendant on a de la chance le soleil est revenu après 3 jours de pluie ! Pour notre première journée les prévisions sont de 6 à 7 h de marche, on monte doucement dans la gadoue jusqu’à atteindre un magnifique point de vue sur les montagnes et les forêts alentours ! C’est vert vert vert, et on espère qu’il en sera de même pour les rizières, même si on sait que nous sommes un peu dans l’entre deux-saisons (plantation et récolte).

Pour le déjeuner nous atteignons le petit village de Pula accroché à flanc de montagne en bord de rivière.

Rizières de Pula.
Rizières de Pula.

C’est magnifique, et la vue d’ensemble sur les enceintes en pierre qui délimitent les rizières nous rappelle étonnamment le Machu Picchu. Plus l’on descend vers le village et plus on aperçoit les plants de riz, couleur vert tendre. IMG_3911

Nous continuons notre marche à travers les rizières cette fois ci, il ne faut pas avoir le vertige car l’on marche sur de petits passages bien étroits, avec des apics de 3/4m de haut entre les parcelles : mieux vaut regarder ses pieds ! C’est très impressionnant de voir les terrasses s’étendant à perte de vue. Nous atteignons en fin de journée le village de Cambulo où nous passerons la nuit. Notre guide nous annonce que nous allons avoir le droit à un spectacle d’enfants et qu’il faudra leur faire des cadeaux … Nous n’avons rien à offrir et ne sommes pas très enthousiastes à l’idée d’aller danser autour du feu en tenues traditionnelles… Le dîner s’éternisant on échappe au spectacle mais pas à la téquila locale, à laquelle se sabordent violemment les proprios du gîte et notre guide 😉 

Après une bonne nuit nous partons pour notre 2ème journée direction Batad, et ses rizières classées au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Batad.
Batad.

Après 2h de marche on atteint le point de vue sur Batad. C’est à couper le souffle : le cirque devant nous est inondé de rizières a différents stades, il y en des vertes foncées pleine de riz, des très claires plus parsemées, des jeunes pousses pointant tout juste le bout des tiges….

Rizières de Batad.
Rizières de Batad.

On oublie les ampoules, la chaleur, l’humidité et nous enfonçons un peu plus près des rizières ! Nous allons nous reposer quelques heures au pied d’une immense cascade rafraîchissante, un peu trop aménagée à notre goût. La remontée, le long de marches d’escaliers en devers, est interminable, mais la bière à l’arrivée à la guesthouse est bien méritée.

L'équipée.
L’équipée.

Notre dernière journée qui ne sera au finale qu’une petite demi journée nous permet d’atteindre le village de Bangaan encerclé par les rizières au fond d’une vallée verdoyante !

Sérieusement... ??!!
Sérieusement… ??!!

A peine a t’on fini notre randonnée, que la pluie se met à tomber et ne s’arrêtera plus jusqu’au surlendemain : notre fenêtre météo était parfaite.

Etirements avec vue, Batad.
Etirements avec vue, Batad.

Nous rentrons sur Banaue avant de partir sous des trombes d’eau en bus de nuit direction Manille. Nous pensions avoir réservé les sièges de devant pour les jambes, au final un expat francais à réussi à faire changer nos places et lorsque le ton monte un peu, ce dernier essaye de me toiser du haut de son 1M70 en me disant que lui aussi est grand.. je vous jure, les claques se perdent…

Arrivés à 4;00 du matin à la station de bus nous partageons un taxi avec un couple de français direction l’aéroport où le programme est de patienter une dizaine d’heure avant notre vol pour Singapour prévu à 13h30. Lorsque l’on enregistre les bagages l’hôtesse nous demande si l’on veut gratuitement changer notre vol pour celui de 5:30 dans une heure ! On s’exécute et filons en vitesse !

Après 4 super semaines aux Philippines, on est pas mécontents de faire une escale sympa à Singapour, chez Emilie, la cousine d’Octave avant d’enchaîner sur 3 semaines en Birmanie et moins de confort ! 

On vous embrasse. Les choc

Les photos de la gallerie sont en haut de l’article. :-)

Bilan Cambodge

11 jours/10 nuits du 21/01/2016 au 31/01/2016 cambodge_2

Itinéraire : Kep (2 n)- Kampot (2n) – Phnom Penh (2n) – Siem Reap(4n)

Monnaie : 1 euro –> 4400 Riels Cambodgiens, mais le dollar est presque plus utilisé que le Riel (1$-> 4000 Riels)                                        

Budget : 25 euros/j ( incluant entrée de 3 jours à Angkor, transport en bus VIP, hôtel avec piscine à Siem Reap pour 4 nuits) Assez variable.

6$ à Kep (double avec fan et sdb privée) : Visal Sak

12$ à Kampot mais hôtel pas vraiment à conseiller

20 $ à PP (top !!, hôtel neuf, clim, wifi ++, super pdj) : Richly Hotel

21$ à Siem Reap (piscine p, pdj très light, clim) : Angkor Pal 

Transport : 7$ en minivan ( 3h30, Kampot-PP) / 15 $ en bus de luxe avec Giant Ibis pour PP-Siem Reap (6h)                   

Nourriture :  dans la rue ou bouibouis entre 2 et 3 $ par personne pour un plat. Restaurant : entre 4 et 6 $.

Les +++ —-> La gentillesse et les sourires cambodgiens, beaucoup de bons souvenirs, une cuisine toujours aussi exquise ( Fish Amok, Lok Lak, Crabe au Poivre vert), la magie inégalée d’Angkor et la joie de le faire à vélo, les faubourgs tranquilles de Phnom Penh, le calme de la côte près de Kampot.

Les —- — —>  Un peu plus cher que ce que l’on pensait ( surtout la bouffe et les transports)