Archives pour l'étiquette argentine

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Buenos Aires et les provinces du Nord Est Argentin : Iguazu, Misiones.

24/08/14 : on arrive à Buenos Aires, de jour, mais un dimanche cette fois ci.. Et sous une averse de grêle assez impressionnante qui nous oblige à patienter un bon quart d’heure dans le taxi qu’il puisse rouler sans risque. On est tout de suite mis dans le bain question accent porteno (les habitants de BA). Pour faire simple, tous les sons en « éyé », sont prononcés « ch ».. Le yo me llamo Octavio devient chomé chamo, le vamos a la playa devient vamos a la placha.. Ca semble un peu caricatural mais c’est vraiment comme cela et il faut s’y faire :-)

Buenos Aires est la plus européenne des villes sud-américaines, avec certains quartiers comme la Recoleta qui rappellent les quartiers populaires de Paris, d’autres comme la Boca qui font penser à Naples, alors que l’architecture des grandes avenues ducentre rappelle beaucoup Madrid. La ville est immense (près de 200km de long) et arriver de l’aéroport peut parfois mettre plus de trois heures, heureusement on arrive en bus, non loin du port.

Egouts radiocatifs
Egouts radiocatifs

On a réservé un B&B dans le quartier de Palermo, celui qui bouge un peu plus que les autres, une sorte de Brooklyn argentin où l’hypsterisation se concentre dans une trentaine de blocs. Boutiques branchées, looks de rue improbables, restaurants bio à tous les coins de rue, shopping « équitable », bref aujourd’hui c’est dimanche, tout est fermé. La proprio du B&B est mielleuse à souhaits, on attend 4h que la chambre soit lavée alors qu’elle était déjà libérée à notre arrivée… L’après midi, on va au Malba non loin , le musée des arts latino-américains, situé dans un bâtiment contemporain magnifiquement éclairé, et qui est loin d’être inintéressant. On passe également par le jardin japonais, un des nombreux espaces verts de Buenos Aires, qui lui donne un je ne sais quoi qui me plaît beaucoup malgré l’immensité de ses avenues qui font parfois 15 à 20 km. Cela me rappelle fortement le quartier du Jardim Botanico à Rio, quartiers -ghettos de riches diront certains- très aisés mais aussi très agréables et charmants.

25/08/14 : On part ce matin rechanger nos dollars chez Gustavo, le « copain » que Maman s’est fait à son arrivée après moultes galères d’hôtels et qui en plus d’être sympathique nous change à un taux défiant toute concurrence, avec en plus ce petit côté romanesque du marché noir (bleu) dans un local d’une galerie commerçante aux vitres couvertes de papiers kraft, et avec un guetteur à l’entrée.. On a décidé de partir le lendemain visiter la ville de Colonia de Sacramento, à une heure de ferry de là, de l’autre coté de l’estuaire du Rio de la Plata qui sépare l’Argentine de l’Uruguay. Comme beaucoup d’Argentins y vont seulement pour retirer des dollars et les rechanger ensuite en Argentine, les compagnies se sont entendues pour mettre en place des taris prohibitifs ( genre 170 dollars l’A/R sur un ferry..) et payables uniquement en dollars bien sur.. A l’exception d’une, Colonia Express qui ne nous extirpe que 50 dollars chacun.., avec un départ prévu le surlendemain. On continue notre découverte de la ville par le quartier du Microcentro, une sorte de mini-city Londonienne, où siègent les sièges des plus grandes institutions du pays, et pas mal de bons restaurants à midi. La plaza de Mayo est le centre nerveux de la ville, avec les administrations principales, la Cathédrale mi-cathédrale, mi temple grec, et le palais de la Présidence illuminé de… rose, devant lequel ont lieu les manifestations des « Mères de la place de Mai », mère des disparus sous la junte militaire, qui marchent en cercles tous les jeudi après-midi. On change d’hôtel pour aller quelques blocs plus loin chez Boho Rooms, un petit B&B assez mignon où notre chambre est  nettement plus sympa et moins chère qu’hier, et où l’ambiance est plus agréable. Ils nous recommandent un restaurant soit disant bon marché, l’Efimero Festin dont les prix sont en fait assez similaires à nos bons copains parisiens, ça sera un brie poêlé aux poires amandes et jeunes pousses pour me rappeler aux bons souvenirs de ma douce France, et c’est excellent à défaut d’être économique.

26/08/14 : Aujourd’hui après un superbe petit déj, qui nous a donné le plein de forces, on décide de s’orienter vers le Centro (dont fait partie le Microcentro visité hier) et de le visiter à pied. On passe tout d’abord par El Ateneo, un ancien théâtre à l’italienne des années 20, réaménagé en librairie qui a conservé la scène d’antan pour des séances de lectures et les corbeilles pour pouvoir lire tranquille. Tout est magnifique et on comprend pourquoi elle figure parmi les 5 plus belles librairies du monde. Direction l’ancien palais des eaux, la place Lavalle sur laquelle trône fièrement le Teatro Colon avec sa salle de concert de 4000 places. On enchaîne par la fameuse obélisque, construite en 1936 pour célébrer les 400 ans de Buenos Aires qui à défaut d’être jolie est imposante est visible de presque tout BA. Elle est au croisement de l’Avenida 9 de Julio (140m de large, en faisant l’avenue la plus large au monde, pour l’anecdote on s’est chronométré, c’est 1mn10 pour la traverser, les grandes avenues de Brasilia n’ont qu’à se rhabiller) et de l’Avenida Corrientes, le Broadway argentin, bordée de théâtres, de salles de spectacles et de tango ( la danse emblématique de la ville, et du pays). Les pizzerias traditionnelles où l’on s’attable debout sur les comptoirs avec tous les travailleurs du coin font légion par ici : ambiance authentique garantie. On en profite ensuite pour acheter les billets d’avion de maman pour Iguazu.

L’après midi on part vers le quartier de la Recoleta, très connu pour son cimetière qui abrite la tombe d’Eva Peron, Evita pour les intimes (immortalisée au cinéma de manière un peu caricaturale par Madonna), figure majeure du XXè siècle argentin, adulée et controversée à la foi , mais qui a clairement fait avancer la condition des femmes. On se dirige ensuite pour une escapade éclair au Musée des Beaux Arts, qui compte une impressionnante collection d’oeuvres impressionnistes françaises ( Renoir, Gauguin, Manet..), et d’autres un peu plus particulières en extérieur.. :-)

El pibe de oro !!
El pibe de oro !!
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La Golpa !
On vous laisse deviner l'expression imagée..
On vous laisse deviner l’expression imagée..

27/08/14 : ce matin on part aux aurores pour l’embarcadère de Colonia Express, la seule compagnie qui ait bien voulu nous vendre des billets en pesos et non en dollars. D’abord parce que Colonia del Sacremento, classée au Parimoine mondial de l’Unesco a été fondée en 1680 par les Portugais, puis récupérée par les espagnols quelques temps plus tard; et qu’elle conserve encore les deux influences. Et aussi parce que si près de Buenos Aires, ce serait dommage de la louper. Après être passé par les douanes des deux pays et avoir réduit encore davantage le nombre de pages disponibles sur nos passeports, la traversée est toute tranquille. On se balade dans le Barrio Historico, qui semble ne pas avoir changé depuis 200 ans, rappellant certains coins du Vieux-Lisbonne ou des villes coloniales d’Amérique Centrale qu’on a visité il y a quelques mois. Le dépaysement temporel est accentué par les vieux tacots des années 30 qui semblent finir leurs carrières aux coins des rues et sur la belle et pavée Plaza Mayor, de laquelle on profite d’une belle vue sur le Rio de la Plata. Seul hic ici, tout est cher, très cher, très très cher… Le salaire moyen en Uruguay est de 1100 $/mois, quand il est de 450 en Argentine.. Un resto basique à midi nous coûte pas moins de 55 euros à 3 et au final on est content de ne pas y rester plus longtemps ( on pense parfois à notre budget :-)).

Les bars ont de l'imagination en Uruguay
Les bars ont de l’imagination en Uruguay

Le bateau de 16h nous ramène en terre argentine, avant d’entamer une course contre la montre pour prendre notre bus de nuit à l’autre bout de la ville en direction.. d’Iguazu à la frontière avec le Brésil..DSC00555

On négocie bien les tarifs et nous retrouvons avec 3 sièges en Suite Cama :-). L’idée c’est un siège qu’on peut allonger complètement, les repas sont pas loin d’être gastronomiques, écrans tactiles privatifs, c’est vraiment grand luxe (50 euros pour 18h de bus).

Quand on vous dit que c'est confort !
Quand on vous dit que c’est confort !

28/08/14 : On arrive à Puerto Iguazu, côté argentin, en début d’après midi après une nuit on ne peut plus confortable. Pour ceux qui s’en souviennent on y était déjà allés en 2011, quand on était venu rendre visite à Joséphine ma soeur qui habitait Sao Paulo à l’époque. On trouvait ça plus sympa de le revoir une seconde fois avec la madré. On pose rapidement nos affaires chez la famille Gorgues, une pension sommaire mais très sympa où on l’est très gentillement accueillis, avant de se diriger vers les chutes côtés brésiliens, qui se parcourent en moins de deux heures. Elles sont toujours sacrément puissantes. Maman semble un peu déçue au début tant ses amies et nous même lui avons « vendu » les chutes, mais plus on se rapproche plus elle est impressionnée. Des hectolitres d’eau se déversent à la seconde devant nous, tandis que l’on parcourt le petit sentier en bois, qui jouit des plus belles vues sur les chutes argentines au loin. L’ascenceur panoramique avec vue sur le Salto Union ( 82 m la plus haute des chutes) clôt la visite. On dîne dans le très chouette restaurant d’Aqva avant d’aller prendre un peu de repos avec les visites du lendemain.

29/08/14 : ce matin, on part pour le côté argentin des chutes. Le débit moyen de ces dernières est habituellement de 1400m3/secondes, hors début juin il est subitement monté à 46000m3/s suite aux crues exceptionnelles dans la région, et a détruit 90% des passerelles qui menaient à la gorge du Diable, l’endroit le plus impressionnant des chutes, dont on avait gardé un souvenir mémorable en 2011. Le côté argentin n’a pas tellement changé avec ses groupes organisés de touristes par centaines, de badauds, et de boutiques attrape-nigaud qui font vraiment Dysneyland.. Ca nous amuse plus qu’autre chose, et on profite vraiment de cette belle journée, rythmée par un nombre incroyables d’arcs en ciel et des rencontres hasardeuses avec quelques beaux volatiles.DSC00605

Les papillons sont nos amis !
Les papillons sont nos amis !

On avait peur d’être moins impressionnés l’ayant déjà vu, mais on est finalement très contents d’y être retournés, Margot est conquise. Mission accomplie. On est aujourd’hui le 29 septembre, et le 29 de chaque mois en Argentine c’est le jour des noquis (gnocchis), où étant à sec en fin de mois, on se nourrit exclusivement de ça, héritage italien oblige. On ne déroge pas à la règle et nous régalons de noquis maison au pesto dans une fabrica de pastas.

30/08/14 :  un avion de retour à Buenos Aires, nous est offert par ma mère pour, à défaut d’être économique encore une fois,  nous éviter les 20h de voyage de l’aller (pas désagréables en cama-suite ma foi) où un avion de retour pour Paris l’attend le lendemain. Seul hic, nous avons fait deux réservations différentes, pour le vol de 7H50 sur Aerolineas Argentinas, et arrivés à l’aéroport on nous annonce qu’il y a deux vols de la même compagnie qui improbablement partent à la même heure.. vous l’aurez compris on n’est pas dans le même…. et le second part avec une heure de retard. Le seul bagage en main que nous ayons emporté pour 3 ayant en plus été enregistré sur le mauvais vol par le premier argentin qu’on trouvera réellement désagréable en 3 semaines à savoir le stewart au sol.. Le précieux objet de toutes nos paniques à l’aéroport de BA,  nous attendait en fait tranquillement sur le carrousel à bagage depuis 1h, son propriétaire semblant l’avoir lâchement abandonné. On part tout poser chez Boho Rooms avant d’aller se balader tranquillement dans le quartier de San Telmo, dans les quartiers centraux. Pas de gros immeubles modernes ici mais plutôt des maisons de style colonial, témoins de l’âge d’or de Buenos Aires et qui confèrent au quartier une atmosphère particulière. La boboisation est en route mais pas encore au niveau de Palermo (heureusement). On se fait une petite stop gastronomique chez El Refuerzo, un bistrot local hyper chouette, où l’on mange nos meilleures salades depuis 6 mois, et au pays de la viande, il est utile de le préciser.

Le quartier de Puerto Madero tout proche, vers lequel on se dirige était encore bien malfamé il y a quelques années. A sa construction, en 1887,  il devait être un port plus moderne, mais les architectes ayant vu trop petit, il se retrouva vite dépassé par la taille et le volume des bateaux et tomba en désuétude  jusqu’aux années 1990, lorsque la municipalité entreprit de transformer intégralement cette zone abandonnée. À coup de millions de dollars les anciens docks furent rénovés. C’est aujourd’hui le quartier le plus sûr, le moins peuplé, mais aussi… le plus cher de la ville, avec ses grands lofts et ses docks réaménagés en hôtels 5 étoiles signés Starck, comme le Faena.  Il inspire aussi beaucoup les architectes dont Santiago Calatrava, qui a construit le Puente de la Mujer, à l’architecture étonnante divisé en trois parties dont une mobile qui permet le passage de bateaux en moins de 2mn.

Pour finir notre petite escapade, on s’oriente vers le célèbre quartier de La Boca qui se situe à  l’emplacement même de la première cité de Buenos Aires. L’activité portuaire de la ville a attiré plusieurs vagues d’immigration ( Grecs, Turcs, Yougoslaves) au début du XXe siècle. Aujourd’hui le port et les usines sont désaffectés, le quartier n’est vraiment pas le plus sûr de la ville, et les touristes viennent essentiellement pour voir le Caminito. C’est une ancienne voie de garage devenue la rue carte postale de Buenos Aires,  avec son côté petit Montmarte, entre les maisons colorées, les artistes et peintres dans la rue, et les danseurs de tango (un peu commerciaux bien sur). C’est sympa 15mn , mais vraiment too much pour nous, on essaye de se perdre un peu en arrière-ville même si ce n’est franchement pas recommandé, et ça renforce encore le côté « ghetto à touristes » du seul coin recommandable du quartier, dommage. Pas loin, la Bombonera, le stade de Boca Juniors, une des équipes de football les plus connues d’Amérique du Sud, dont River Plate ( de l’autre côté de la ville) est l’ennemi ultime, le superclassico ayant lieu quand on sera encore à Buenos Aires, on verra si il est possible de dégoter un billet.DSC00706

Après cette journée bien chargée, et comme c’est notre dernière soirée à 3 en Argentine, on décide de se faire une très bonne parilla. La Cabrera, au coeur de Palermo, fait partie de ces institutions, et est considérée par beaucoup comme la meilleure de Buenos Aires. Petit hic, il faut réserver souvent plus d’une semaine à l’avance ( notamment le samedi soir). On est samedi 30 aout, il est 18h30, on n’a pas réservé et en appelant on nous dit que c’est complet.. Tout commence bien. Après s’être vus inscrit en position n°53 d’une autre parilla voisine fameuse elle aussi, Maman avec son bagou habituel y va à l’improviste et nous dégote une table en terrasse, là maintenant, tout de suite.. Début d’une soirée franchement assez rocambolesque.

On se laisse d’abord tenter par un « ojo de bife » une pièce maîtresse  de 400g pour les dames, 800g pour Monsieur ( qui voit les choses en grand). Arrivent alors avec un service réactif et hyper sympa, des accompagnement en-veux-tu-en-voila : pommes de terres gratinées à toutes les sauces, cassolette d’épinards frais, crèmes de butternuts aux raisins secs,  salades de tomates séchées,taboulé maison.. Une bonne bouteille de Cabernet-Malbec nous accompagne, comme souvent. Ma viande est ultra-tendre mais un peu graisseuse, vu la qualité du restaurant, le serveur s’en rend compte et me ramène quelques minutes plus tard une nouvelle pièce de 800g parfaitement cuite… sachant que j’avais déjà bien entamé la première… On se régale en trinquant aux 3 belles semaines qu’on vient de passer ensemble.

Le fameux festin !!!
Le fameux festin !!!

20 minutes plus tard, la pluie fait son apparition, et l’averse devient rapidement déluge… Le serveur nous installe alors sur une des tables intérieures (au nez et à la barbe de la bonne vingtaine de clients attendant leur tour sous la pluie dans la file d’attente). Pas aux bout de nos surprises, ma viande qui a été légèrement humidifiée par l’averse m’est réchauffée et rapportée avec une nouvelle tournée d’accompagnements les plus diverses…A croire qu’ils veulent nous faire exploser !! Charlotte a encore la force ( ou la gourmandise) pour un dessert tout chocolat superbement présenté. Alors qu’on essaye de digérer tranquillement, le serveur nous offre à chacun une coupe de champagne pour s’excuser de la pluie… ( oui oui absolument c’est de votre faute :-)). L’addition toute raisonnable pour ce festin que l’on vient de s’engouffrer (65 euros à 3) nous est amenée en compagnie d’un autre cadeau : une bouteille de vin ( la même que celle qu’on a dégusté !! ).

31/08/14 : c’est le grand départ de Margot ce matin, qui on l’espère gardera plein de bons souvenirs de ce voyage en trio qu’on a réellement apprécié. On se permet un taxi pour l’aller qui ne met que 30 mn pour rallier Ezeiza, l’aéroport international, situé à 35km du centre. Au retour on revient comme on se l’est dit sur des bases plus routardes après 3 semaines d’interlude. On prend le bus n°8, qui ne coûte que 4 pesos chacun, mais met quand même 2H45 à nous redéposer dans le centre.. :-). On décide d’aller refaire un tour dans le quartier de San Telmo où tout s’anime le dimanche matin pour le fameux marché aux puces, on croise de tout, du hypster venu de Palermo aux vieux locaux qui trinquent aux cafés du coin dans une ambiance fort sympathique. Le soleil qui ne nous avait pas vraiment gâté à Buenos Aires jusque là refait son apparition pour notre plus grand plaisir, alors que nous filons récupérer nos affaires pour loger dans une auberge de jeunesse plus à notre budget. On se fait la cuisine pour une des premières fois depuis 3 semaines, en se donnant comme objectif de perdre les quelques kilos qu’on a du reprendre avec cette succession infernale de restaurants, de bonnes viandes… et de bons vins.

Les jours suivant, le changement de rythme est assez brutal, on prend maintenant presque trop notre temps et visitons quelques coins de Buenos Aires, mais en mode vraiment relax..Dont une visite au Café Tortoni, le plus vieux de Buenos Aires, construit par un français en 1858.

Le Congresso argentin : le sénat dans l'aile gauche, l'assemblée dans l'aile droite.
Le Congresso argentin : le sénat dans l’aile gauche, l’assemblée dans l’aile droite.

On décide finalement d’aller passer quelques jours dans la province de Misiones, qu’on a traversé en allant à Iguazu, connue surtout pour la présence de nombreuses missions jésuites et son climat plus tropical. La raison de notre venue est toute autre, on a trouvé un volontariat de 10 jours dans une ferme, El Monte de los Abuelos, tout près de Santa Ana. Cette région, surnommée la Mésopotamie ( « pays entre deux fleuves »), est délimitée par le Rio Parana au sud-ouest et le Rio Uruguay à l’est.

En échange de 3h de travail par jour, on est logés et nourris et on passe ces 10 jours, en compagnie d’Hugo, Liz et leur fils Mariano, ainsi que 4 autres volontaires : Pil la Danoise, Marcel l’Australien, et Frédéric et Ambre un couple de français en voyage prolongé en Argentine.

Marianito !!
Marianito !!

La propriété est vraiment perdue mais superbe, et les tâches quotidiennes que l’on nous attribue vont de la rénovation d’une ancienne carriole à chevaux, à l’entretien des plans de tomates, en passant par des travaux plus physiques comme la création d’un chemin d’accès à un deck-mirrador au dessus de la ferme, d’où l’on jouit d’une vue assez sensationnelle sur le Paraguay voisin.

El Monte de los Abuelos & Tauro !
El Monte de los Abuelos & Tauro !
La vue à " perte de vue" depuis le deck.
La vue à  » perte de vue » depuis le deck.
Notre annexe au Monte
Notre annexe au Monte

A coups de machettes, de pelles et de barres à mines, on arrive finalement à notre but après 3 jours de boulot, avec en plus la construction de l’indispensable parilla. Mis à part cela , on ne peut pas dire qu’on nous ait épuisé à la tâche, pendant cette semaine et demi, despacio despacio.. :-)

Au boulot !!
Au boulot !!

Le temps est au déluge les 3 premiers jours, et nous alternons notre temps libre entre parties de Playstation en noir et blanc, cuisine bretonne et jeu de cartes. Quand le soleil se remet à chauffer, c’est plutôt parties de tennis-volley sur le fronton à l’arrière des chambres, et balade jusqu’au mini-cataratas de Iguazu, voisines et secrètes. Un tout autre rythme mais l’ambiance est vraiment très chouette, le dernier jour c’est carrément le journal local qui vient faire un reportage sur la ferme.. Et forcément, on me prend en photo au moment de l’instant balayage… ça me suivra. Le lien vers l’article du Territorio Digital s’il vous plait :-) 

Le fameux cliché !
Le fameux cliché !

Le lendemain après avoir loupé un bus pour Cordoba, d’où l’on voulait rejoindre le Chili, on se voit obligés de repasser par Buenos Aires pour quelques heures, pour acheter un vol pour Santiago le jour même, nous délestant de 30 euros de plus que le bus, mais nous permettant d’avoir un aller retour, et d’éviter 22h de bus.

La suite vous l’aurez compris, c’est le Chili d’où l’on vous embrasse bien fort.

Et comme dirait ce cher Francis à La Boca, n'oubliez pas..
Mais ceux qui peuvent prendre l’avion et nous rejoindre sont les bienvenus :-)