Archives pour la catégorie Mars 2014 : Guatemala/Honduras

Utila-Honduras

Honduras : un passage inattendu

Après ces quelques jours passés à Livingston sous une chaleur accablante nous n’avons qu’une envie : nous diriger aux Honduras sur l’île d’Utila, paradis des plongeurs.

Une longue journée de transport nous attend, et l’on doit passer la frontière Guatemala/Honduras. Les transports au Honduras étant assez mal connectés les uns aux autres on opte pour la solution navette touristique -plus chère- mais nous permettant de ne mettre qu’une dizaine d’heures contre 2 jours pour la solution locale.

L’heure de bateau que nous faisons pour accéder  à Utila  est mouvementée… Le vent, la houle, et la distribution illico-presto de sac à vomi mettent une ambiance maussade dans le bateau, ça promet !

A peine remis de nos émotions, et encore un peu nauséeux nous voilà encerclés par une vingtaine de représentants de clubs de plongées proposant hébergement gratuit contre plongées dans leur club, il n’y a pas de doute, on est bien dans la capitale mondiale de la plongée low-cost. Nous avions déjà choisi notre guesthouse donc nous passons facilement le barrage :)

Premier aperçu de l’île en tuk-tuk : une rue principale goudronnée et animée, où l’on compte plus de bar que d’habitants.

On profite de notre première journée pour se la couler douce : eau turquoise à 27°, super visibilité,  pas de doutes on est aux Caraïbes.

Nous partons plonger en ce vendredi matin sur la cote Nord d’Utila,où l’on a normalement plus de chances de voir du « gros » ( requinsbaleines/raies aigle/ tortues/dauphins).

Nous n’aurons au final pas cette chance mais les fonds marins sont superbes : coraux, poisson-perroquets/ poissons lune / barracudas et j’en passe sont au rdv… Ainsi qu’un sacré mal de mer pour ma part !

Le snorkelling étant tout aussi sympa je laisserai Octave partir seul pour les autres plongées, le bateau ne me fait plus très envie …

Nous louons aussi un scooter – pour se rappeler le bon vieux temps parisien- qui s’avérera tout terrain et nous permet d’aller un peu au delà de cette rue principale étouffante.  Beaucoup de coins sympa mais peu exploités.

Après 5 jours passés sur l’île, nous partons pour le centre du Honduras, notre objectif étant de rejoindre le Nicaragua en milieu de semaine prochaine.  Passage obligé  par San Pedro Sula, ville la plus dangereuse du monde en 2012 , 263 meurtres/an/100000 hab quand nos bons vieux amis corses n’en ont que 6. Pas l’envie de s’éterniser ici.

Nous nous arrêtons chez D&D Brewery– une brasserie hôtel fondée par un américain qui brasse localement ses bières-  sur les bords du magnifique lac de Yojoa.

C’est un terrain exquis pour  observer les oiseaux, nous balader dans les plantations de café aux odeurs délicieuses et nous baigner dans les superbes cascades environnantes. Juste parfait pour finir notre court mais très agréable séjour au Honduras.

Nous voilà de nouveau sur les routes pour atteindre la frontière du Nicaragua.

Cha&Oct

IMG_3152

Sur la route de Tikal.

Nous voilà  donc partis pour 2 jours à Lanquin petit village du Peten (région maya) où nous allons nous perdre dans un « éco-lodge ».

L’Utopia comme il se nomme jouit d’une vue plutôt sensationelle, nous sommes perché au dessus de la jungle et du rio. 

La balade que nous entamons (sur les coups de 12h sous 35° à l’ombre) pour nous rendre aux piscines naturelles de Semuc Champey longe la rivière par le haut, et nous découvrons petit à petit le turquoise des eaux; après tant d’efforts la fraicheur est salvatrice.

C’est en direction de Flores (plus au nord à la frontière avec le Belize) que nous nous dirigeons en ce mardi matin, les 11h de trajet sur strapontin cassé en simili cuir ne méritent pas vraiment les quetzals dépensés pour ce service de  » shuttle ».

Le bus n’en reste pas moins cosmopolite même si majoritairement francophone (Pierre-Luc et Katherine, deux québecois avec qui nous passerons les prochains jours font partie de l’aventure)

Flores est la porte d’entrée du touriste à Tikal , la merveille maya .

Barbara, Josemi, et Rober , 3 madrilènes avec qui nous avons fait la route nous négocient valeureusement notre hébergement et usent de la force du nombre pour obtenir notre entrée à Tikal pour un hypothétique lever de soleil. Nous voilà une petite dizaine.

65 mètres d’ascension plus tard, après un réveil à 3 h pétantes, nous voici aux sons des singes hurleurs en haut du Temple IV, plus haute pyramide de Tikal , à observer le réveil de la nature environnante. Le soleil à lui attendu … beaucoup trop et l’appareil photo n’a donc pas grand chose à vous offrir.. :)

Depuis nous sommes à Livingston, où se rejoignent le fleuve Rio Dulce et la mer caraibe.

L’ambiance y est complètement différente et la population aussi :  la culture est dite Garifuna.

Livingston était une des portes d’entrée des esclaves venant d’Afrique au 16eme siècle, d’où la culture afro-caribéenne qui perdure ici et détonne completement du reste du Guatémala.

Nous profitons toujours de la chaleur -un peu trop humide au gout d’Octave- mais l’air marin y est agréable, la coco-loco encore plus : sorte de Pina Colada servie dans une coco fraiche.

C’est ici que s’achève nos aventures Guatémaltèques.

Nous partons pour le Honduras sur l’ile d’Utila pour profiter du sable blanc, des cocotiers, et de la plongée : 2ème plus grosse barrière de corail au monde !

Le Guatémala aura été une destination plus qu’agréable pour commencer cette grande parenthèse!

A très vite

Pecheur sur le lac

De Guatemala Ciudad à Coban.

Nous sommes arrivés à Guatemala Ciudad le 18 mars mais aussitôt arrivés aussitôt partis. En effet les échos que nous avions sur Guatemala C. n’étaient pas très enchanteurs donc nous avons préféré filer à Antigua : petite ville aux façades colorées (ville classée à l’Unesco) au pied des volcans Agua, Fuego, Acatenango.

Le surlendemain nous filons avec un chicken bus (anciens bus scolaires américains peints à la mode guatémaltèque) à Panajachel petite cité au bord du lac Atitlàn.

Nous y prenons un bateau (qui est tombé en panne au beau milieu du lac, parfait pour admirer la vue d’ensemble) pour aller à Santiago de Atitlàn.

Ce village garde une forte identité maya pour le bonheur des touristes (tenues traditionnelles pour la plupart des habitants). Nous y sommes allés un jour de marché, nos déplacements ont été un peu difficiles car il faut l’avouer, nous sommes très grands comparé aux mayas !

Puis départ pour Quetzaltenango : 2ème ville du pays mais beaucoup plus agréable que Guatemala C. car on peut s’y ballader sans soucis !

C’est là que nous nous sommes lancés pour un trek de 2 jours au plus près du cratère du volcan en activité : le Santiaguito.

L’agence Kaqchickel nous avait prévenu que c’était un trek difficile mais notre notion du difficile est quelque peu différente de la leur … ça a été dur car assez vertigineux : pas de sentier balisé, descente dans un lit de rivière avec des roches plates pleines de cendres et surtout escalade sans matériel !

DSCF0142Repos bien mérité.

Mais tout va bien car actuellement nous sommes à Cobàn ville de transit pour partir d’ici quelques heures à Lanquin ou nous allons pouvoir nous reposer dans un petit éco-lodge (15 euros la nuit rassurez vous) au bord d’une rivière !

Nous prévoyons d’aller à Semuc Champey à quelques kms du lodge pour profiter des piscines naturelles aux eaux turquoises !

Hasta Luego !