Archives pour la catégorie Avril 2014 : Nicaragua/Costa Rica

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Pura Vida ! Un passage au Costa-Rica.

Nous partons de San Juan del Sur, après avoir pris notre dernier desayuno nicaraguayen ( encore des oeufs revueltos et du gallo pinto.. :-) ). Une longue journée de bus un peu aventureuse nous attend étant donné le peu d’information que l’on trouve dans notre guide L.P «  Central America on a shoestring ». Ca sera la débrouille. Après avoir vu avec l’ayudante du premier bus ( le rabatteur en quelque sorte, qui place les bagages/retours de marchés sur le toit/demande au personnes debout de se serrer au milieu du bus pour que les derniers arrivés puissent participer à la bataille pour trouver une place, et fait payer chacun un peu à son bon vouloir), on nous laisse en plein milieu d’une route nationale en nous disant qu’un bus pour la frontière devrait passer dans l’autre sens sous peu.

Charlotte manque de nous faire rater le dit-bus en demandant au chauffeur de ne pas s’arrêter ( ce dernier n’ayant pas changé le sens de sa pancarte en « direction de »…) mais au dernier moment se rend compte que ce bus est en faite notre bus ! Pas de panique, à la vitesse où ils vont, il n’était pas parti bien loin..

Nous arrivons à Penas Blancas, où comme dans toute frontière qui se respecte, un nombre impressionnant de rabatteurs, changeurs de devises.. zonent dans ce lieu sans âme.

On est assez efficaces et passons rapidement coté Costaricien… Là c’est le début des aventures, une queue d’une centaine de mètres pour passer les douanes, et qui n’avance que de quelques mètres toutes les 20 minutes.. Les vendeurs d’eau fraiche et de Coca ont trouvé leur spot, d’autant qu’il n’y a pas un seul coin d’ombre et que le thermomètre commence à grimper. Résultat des courses , nous attendrons 2h30, l’efficacité n’est pas au rendez vous pour un pays qui se revendique ouvertement être à la pointe , et en avance sur tous ses voisins Centro-Americains.DSCF0347

Notre troisième bus de la journée ( un peu plus luxueux celui là) nous dépose encore une fois sur un bord de nationale sans aucune indication. Ayant parlé Pierre Gagnaire/Ferran Adria et Festivals de musique européens avec un jeune, plutôt au fait question gastronomie, ce dernier nous indique les deux prochains bus à prendre, qui s’enchainent ma foi assez facilement jusqu’à notre destination des prochains jours , la ville de Santa Elena , dans le parc naturel de Monteverde.

Au final 4 bus , 11 h de trajet.. ça fait du bien d’arriver à la Casa Tranquillo petite auberge bien située et aux proprios adorables. Il fait d’un coup beaucoup plus frais ici, pluie sur le trajet, 1800m d’altitude , on comprend pourquoi le Costa Rica est beaucoup plus vert.

La région est réputée pour la Cloud Forest – d’une densité incroyable, avec une humidité permanente quasiment record- mais aussi pour les nombreux parcours dans la canopée qu’on retrouve dans le coin.

Le petit déjeuner offert à base de fruits frais et de pan de banana nous donne des forces pour la journée qui sera riche en émotions.

Nous partons découvrir en solo les environs, et notamment cet arbre parasite, dans les hauteurs de la ville. qui s’est greffé sur l’écorce d’un autre jusqu’à le faire mourir par compression pour prendre sa place. En résulte un arbre assez loufoque dans lequel on peut escalader assez haut.

Nous réservons un tour le lendemain chez Extremo Canopy ( le ton est donné) : un parcours de 14 mobiles, dont deux tyroliennes de 500 et 600 m de long (entre 120 et 180m au dessus de la canopée), un rappel de 35 m de haut, un saut de Tarzan de 60 m de haut, et pour finir une tyrolienne Superman (vous l’aurez deviné en position horizontale : accroché par le dos et les jambes, comme l’illustre, le fil en plus) d’1km de long, la plus longue d’Amérique à ce qu’ils disent, 180 m au dessus du sol..

Coté adrénaline, on est servis. Les premières tyroliennes sont plutôt tranquilles, passant entre la végétation luxuriante, mais la première tyrolienne entre les deux vallées donne des frissons, et ce n’est que le début :) N’être retenu que par un câble à cette distance du sol :)

Le saut de Tarzan et le dernier Superman sont les cerises sur le gâteau. LA VIDEO

Pour finir notre journée aventures quoi de mieux que de faire une excursion à la tombée du jour dans la foret pour y observer la faune nocturne environnante commençant sa « journée »… Des vipères de Schegel (vertes flashy et accessoirement mortelles:) ), un Dynastes hercules septentrionalis ( plus gros scarabée du monde qui porte jusqu’a 850 fois son poids avec sa pince), une tarentule, un paresseux qui comme l’indique son nom est très très lent à se mouvoir, des grenouilles au yeux rouges, des scorpions (ceux- là n’auront pas piqué Octave !). Retour à l’auberge où nous nous effondrons de fatigue !

Le lendemain matin direction San José, la capitale un peu inaccueillante, où l’on retrouve un fast-food tous les dix mètres.

Direction le Parc National du Tortuguero ( où des tortues vertes viennent par milliers sur la plage entre juin et septembre pour pondre leur oeufs). Nous ne sommes pas à la bonne période, mais les balades dans les canaux/mangroves sont réputées dans tous le pays pour la faune et la flore qui s’y retrouve. Tortuguero n’est pas accessible par la route, nous prenons deux bus jusqu’à la ville de La Pavona, puis une lancha pendant une heure pour remonter le fleuve jusqu’à ce qu’il rejoigne la mer, là où se trouve Tortuguero. Tout est très humide et moite ici, d’autant que nous sommes en saison des pluies. IMG_0868

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Le lendemain, ballade en barque de 3h aux aurores, à la recherche de la faune locale. C’est sans compter sur les pluies diluviennes qui s’abattent sur nous pendant la première heure de navigation, les animaux n’ont pas l’air trop dérangés bien que les iguanes/tortues et caïmans attendent la réapparition du soleil pour se faire dorer la pilule. On croise un sacré paquet d’animaux insolites, notamment des lézards basilics Jesus-Christ (et oui ils marchent sur l’eau),

Retour sur San José ( ou les taxis sont plus chers et moins aimables que les parisiens..) pour prendre notre avion pour Bogota..

Hasta Luego Central America, llegamos en America del Sur.

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De Grenada à San Juan del Sur.

4h de bus séparent Léon de Granada, que l’on rejoint le jeudi de Pâques (jour férié au Nicaragua), en plein pendant la semaine sainte, de la plus grande importance ici en Amérique Centrale

Nous passons 3 nuits à Granada, qui sous des faux airs d’Antigua ( Guatemala) est quand même plus aérée, moins américanisée et plus agréable à découvrir en se baladant.

La place centrale est animée par 4 grands kiosques qui servent la spécialité locale le soir venu sous de beaux parasols colorés ( destinés essentiellement à se prémunir contre les fientes de pigeons, et oui même ici…).

Le vigoron, est un plat à base de yuca bouilli (sorte de manioc) avec du chou, et de la peau de porc frite ( cette dernière n’a pas grand intérêt mais cela fait des protéines). Les températures continuent de grimper, 43/44°, c’est étouffant et nous sommes souvent pris de nausées/vertiges.. Même l’eau de la piscine de l’hôtel de luxe qu’on s’offre pour une après midi n’arrive pas à nous rafraîchir.  Ce qui n’est pas le cas des super sorbets de La  Gélateria de Granada, du frais et du sucre, juste parfait :) !

Le demain nous nous dirigeons vers la Laguna de Apoyo, à une quinzaine de kilomètres au nord de Granada, c’est en fait un lac d’eau douce comblant le cratère d’un volcan ( inactif celui la rassurez vous). C’est magnifique. Fidèles à nous même nous avons voulu le faire à la locale : pas de taxi,  bus local plein à craquer, on se fait bousculer, pousser, les gens sont fous car il n’y a pas assez de place …  En ce  dimanche de Pâques, les familles nicaraguayennes sont la en masse, musique à fond, buvant bières sur bières et se servant du lac… comme poubelle..  Nous allons nous baigner sur une plage privée d’un hôtel à quelques centaines de mètres où nous devons payer quelques cordobas mais la plage est propre et tranquille !

Retour sur Granada, pour les processions de la résurrection du Christ, les fidèles sont nombreux.

Ce lundi de Pâques, nous voila partis pour l’Ile d’Ometepe en plein milieu du Lac du Nicaragua. C’est la plus grande île entourée d’eau douce au monde, et elle est surplombée par deux volcans actifs le Madeiras et Concepcion. Le lac est lui le troisième plus grand d’Amérique Latine. La vue lors du trajet en ferry est incroyable, on se croirait presque sur l’océan tant on ne voit plus les côtes, la houle et bien présente pendant la traversée.

Nous partons dormir la première nuit sur la Playa Santa Domingo, petit hôtel les pieds dans l’eau ,brise marine, pas mal de vagues.. tout sauf le décor d’un lac lambda. IMG_3329

Le lendemain, programme cool : dégustation de coco au bord de piscines naturelles puis nous partons pour la Finca Zopilote, une ferme bio/hippie dans les hauteurs, où nous allons  passer deux jours. Le principe de la finca est qu’ils cultivent tout sur place, nous dormons dans des cabanes en bois au dessus des plantations avec vue grandiose depuis le mirador. C’est très sympa, même si certains sont vraiment perchés :-). Nous essayons tant bien que mal de gravir le volcan Madeiras mais les 5h de montée théoriques en plein soleil se transforment vite en un arrêt définitif au mirador à la moitié du chemin, dont la vue splendide nous semble suffisante pour aujourd’hui.

Nous voici en direction de San Juan del Sur; la Mecque des surfeurs au Nicaragua : une sorte de Biarritz en somme, et oui le pays basque nous manque déjà. La ville n’a que l’intérêt d’une ville côtière touristique, même si quelques bâtisses coloniales ( dont notre hôtel avec vue sur mer) relèvent le niveau architectural. Les plages sympa ne sont pas accessibles à pied, nous nous joignons au pick-up d’une école de surf pour aller voir un peu à quoi ça ressemble. Les vagues n’ont rien à envier à celle de la Chambre d’Amour, mais le cadre est sympa avec des pélicans qui viennent chasser en piqué juste devant nous.

Notre voyage au Nicaragua s’achève et nous nous dirigeons pour quelques jours au Costa Rica.

 

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D’Esteli à Léon, premiers pas au Nicaragua.

Après avoir changé 4 fois de bus et  esquivé une tentative d’escroquerie sur le taux de change à la frontière nous voilà au Nicaragua ! Certaines choses ne changent pas , les bus sont toujours aussi colorés.

Nous arrivons à Esteli en fin de journée au moment même où les sols et les murs de la capitale et des villes environnantes tremblent ! Petit séisme qui malgré tout aura fait quelques dégats, et beaucoup d’inquiétude chez les locaux (compréhensible quand on voit à quoi tiennent beaucoup de constructions).

Estelí est la capitale du cigare au Nicaragua mais également une des hautes sphères de la révolution de 1979 ! Ses murs en gardent la trace par de grandes fresques racontant l’histoire de la révolution.

Nous quittons la ville dans l’après midi pour nous rendre à Léon, plus près de la côte Pacifique.  Le bus est bondé, et pour ne rien arranger l’hôtel miteux dans lequel on débarque est une étuve. Les 5m2 de la chambre comprennent 2 lits en mousse ( type ballon de cour de récré bien déchiré) , une douche dont le jet termine dans la cuvette des toilettes, pas de draps.. et un ventilateur qui n’arrivera pas à faire descendre la température en dessous de 40° cette nuit… Epique.

La Posada « La Gordita » nous sauve la mise le lendemain matin. Monica,  sympathique petite femme (et accessoirement obèse comme le nom aurait pu l’indiquer), nous accueille à bras ouverts.

Nous y passerons 3 jours très sympas, rythmés par les bons plans gourmands de Monica dans les « french bakeries », cafés italiens et taquerias du coin. Nous y sommes pendant la semaine sainte, et il nous arrive de tomber nez à nez avec des processions, toujours un peu graves et sinistres, mais hautes en couleurs.

Léon est une ancienne ville coloniale et l’architecture y est très colorée, on aime s’y perdre pour mieux s’y retrouver. De beaux musées et de belles églises , mais passé midi le thermomètre affiche déja 41-42°C.

Les alentours sont très volcaniques, avec les récents séismes et répliques, beaucoup d’entre eux sont fermés au public comme le Telica que l’on voulait escalader. On ne perd pas notre motivation et nous partons descendre le Volcan Cerro Négro en luge.  Nous partons avec Quetzaltrekkers, un agence de trekking/ONG qui emploie uniquement des guides bénévoles étrangers, et qui utilise l’intégralité des fonds récoltés pour les treks pour des projets sociaux et locaux, une belle initiative.

Après une heure d’ascension avec les portes de placard qui nous servirons de luges, nous enfilons les combis, les masques et les gants. Advienne que pourra pendant les 2min30 de  descente ! Belles sensations  :)

Petite vidéo de la descente d’Octave  https://www.youtube.com/watch?v=cCIZzYiUk9g&feature=youtu.be

Place à Granada pour la suite de notre périple.