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Bagan, Lac Inle et Hpa-An : fin d’escale en Birmanie.

Après une nuit difficile dans ce fameux train, et un trajet un peu interminable, nous arrivons vers 6:30 à Bagan, comme d’habitude nous nous faisons assaillir par les chauffeurs en tout genre mais déclinons les offres pour rejoindre la route principale afin de négocier plus facilement les tarifs.

Train Mandalay-Bagan
Train Mandalay-Bagan

Nous retrouvons notre compagnon allemand en pleine négociation, et lui proposons de partager avec lui son taxi. Ce qui nous semble étrange c’est que nous ne prenons pas la route principale mais arrivons directement en ville sans passer par le check point « 20$ », qui correspond au droit d’entrée sur le site de Bagan, dont on s’apercevra au cours de notre visite qu’il doit être siphonné quelque part quand on voit la médiocrité des restaurations, cela dit personne ne nous demandera le ticket pendant les 3 jours.

Sur ce coup nous pouvons remercier notre ami allemand qui avait négocié avec le chauffeur que l’on esquive l’endroit (oui on sait c’est mal nous n’avons pas payé mais bon …)

Après un petit déjeuner frugal et une fois nos bagages déposés nous louons un scooter électrique pour la moitié de la journée.

On est assez surpris du scooter électrique puisque clairement depuis le début la Birmanie en terme d’écologie ça n’est pas ça ! Comme tout pays en développement, la priorité n’est pas encore au tri des déchets, ici c’est plutôt papiers par terre, dans les rivières, tout ce dont vous n’avez pas besoin ou qui vous encombre fini quelque part mais sûrement pas dans une poubelle ! En même temps on n’en voit pas bcp non plus ! Question de priorités on vous dit, et de cercle vicieux.

Nous filons donc silencieusement sur les pistes ensablées à la découverte du site de Bagan qui se repartit sur 3 villages : New Bagan et Old Bagan où se trouvent la plupart des temples et Nyaung U où nous logeons.

Le site archéologique de Bagan contrairement à celui d’Angkor n’est pas classé au patrimoine mondial de l’UNESCO et ne le sera sans doute pas tout de suite. Les rénovations malheureusement ne sont pas terribles, les briques neuves venant gâcher l’uniformité de la plupart des vieux temples, les habitations proches laissent de nombreux déchets. Ce qui est extrêmement impressionnant par contre c’est l’ensemble de ces temples à perte de vue..

La chaleur durant notre passage ici est accablante, il ne fait pas loin de 40 degrés et les bouteilles d’eau sont une part importante de notre budget quotidien 😉 !

On commence notre visite par de petits temples en pierre rouge. L’architecture est souvent la même : une galerie centrale fermée à la visite, et de gros bouddhas aux 4 points cardinaux de l’édifice. Pas grand chose d’autre à voir à l’intérieur cela dit, les temples sont pour reprendre une expression toute faite beaux de loin mais loin d’être beaux.

On ne se décourage pas, nous sommes ici pour 2 jours et demi et il y a plus de 3000 temples sur le site alors on trouvera notre bonheur ailleurs c’est sur :) !

Bagan.
Bagan.

On tombe sur un magnifique temple en teck qui attire notre attention car nous entendons des chants/prières d’enfants, c’est en fait un cours d’éducation bouddhiste pour des bambins de 8 ans tout au plus.

Jeunes mais vraiment très motivés et curieux, notre visite ne fait qu’en rajouter, ça hurle dans tous les sens, c’est très drôle !

Nous partons nous trouver un petit temple caché loin de tous pour prendre un peu de hauteur et observer le coucher de soleil. Nous sommes en plein pendant la saison sèche, il y a un voile nuageux de pollution en permanence, ajoutez à cela la poussière des pistes, en réalité en pleine journée difficile de voir bien loin.

Bagan
Bagan

Lorsque le soleil décline, les couleurs rouges, ocres s’intensifient et le spectacle est magique ! Les temples refont surface petit à petit pour notre plus grand plaisir !

Le Longyi.
Le Longyi.

Nuit américaine chez Weatherspoon’s où les burgers sont déments !!

Le lendemain le réveil est mis à 5:00, mais les trajets en bus aux horaires de départ/arrivées improbables nous décalent et nous décalquent. Après notre mémorable mais néanmoins très inconfortable trajet en train de la veille, on décide d’un commun accord tacite mais non verbal de prolonger la nuit !

En début de matinée nous partons à la visite de temples plus importants et plus gros mais il est effectivement déjà trop tard. A 8:00 le soleil crame tout sur son passage et les lumières sont vraiment trop fortes. On retient la leçon pour le lendemain !

On s’enfonce un peu plus sur les pistes poussiéreuses où nous sommes le plus souvent seuls, mis à part quelques zébus broutant le peu d’herbe verte qu’il reste.

Rencontres improbables, Bagan.
Rencontres improbables, Bagan.

Pause de midi au marché où on se confronte une fois de plus à ce qui peut parfois nous agacer en Birmanie. Rien n’est négociable alors que bien évidemment les prix demandés sont 10 fois ceux pratiqués pour les locaux, le touriste est vraiment vu comme un dollar ambulant, le tourisme est tout récent ici, et on peut comprendre même si on refuse catégoriquement de rentrer dans le jeu, qu’ils essayent d’en tirer le plus grand profit, rapidement…

Beaucoup préfèrent perdre des ventes en ayant les yeux plus gros que le ventre .  Au Cambodge et au Vietnam notre technique était très simple si le prix ne nous allait pas nous partions, rappelés 99% du temps quelques secondes plus tard par les vendeurs, ici rien du tout !

On part déjeuner dans le Old Bagan dans un resto hyper populaire, nous sommes dimanche et c’est blindé ! Ni une ni deux on s’assoit et commandons du poulet avec du riz et une tea leaf salade, nos voisins des étudiants ont commandé la même chose et règlent leur addition 1000 Kyats chacun ! On est contents de se dire que l’on va déjeuner pour moins de 1€ chacun :) ! Ici lorsqu’on commande ils apportent en plus de petits accompagnements (faut aimer cela dit) : pickles de mangue, œufs de poissons séchés, pâte de piment, … au moment de payer on « déchante » l’addition pour nous est de 3000 kyats chacun, 3 fois le prix local ! J’explique donc au gérant que nos voisins n’ont payé que 1000K et que nous ne comprenons pas pourquoi nous devons payer 3 fois le prix, un peu gêné il prend à parti les autres clients en birman et leur demande de nous confirmer qu’ils payent la même chose que nous.. Vraiment cocasse, les clients n’osent rien dire.

Les "robes Spaghetti" sont interdites dans les temples..
Les « robes Spaghetti » sont interdites dans les temples..

Après 15 min d’échanges musclés en vain je laisse tomber et pars furieuse en laissant Octave continuer les négociations !

En fin de journée sur les conseils de Fanny, une française rencontrée à Hsipaw, nous nous dirigeons vers la Pya Tha Da Pagoda, immense pagode assez excentrée, dans laquelle nous pensons être tranquilles, nous arrivons aux alentours de 17:30 et plus les minutes passent plus on hallucine sur le nombre de bus et de tuktuks !

L'envers du décor, Bagan.
L’envers du décor, Bagan.

Tous sont remplis de locaux, qui semblent surpris de voir autant d’étrangers et qui veulent tous une « Photoshop please » comprenez par là une photo. Ils sont très drôles car ils ne choisissent pas leurs « cibles » par hasard, Octave en fait les frais !

Bagan.
Bagan.

Ce matin le réveil sonne à 5:00, nous allons récupérer notre engin électrique et direction la Shwe San Daw Pagoda, une des plus célèbres, qui avec ses escaliers très raides permet de prendre suffisamment de hauteur pour observer les alentours. Nous ne sommes pas tout seuls mais trouvons un petit coin pour observer un beau lever de soleil mais toujours parasité par ce voile nuageux présent depuis notre arrivée au Myanmar ! Les plus grandes pagodes sont vraiment très jolies, notamment celle d’Ananda, avec son toit terrasse somptueux, et son blanc immaculé.

Ce soir nous filons avec notre premier bus VIP direction Shwe Nyaung au bord du lac Inle, dont les alentours seront on imagine plus verts et moins arides ! Grâce au réveil matinal nous tombons comme des masses une fois le bus parti et ne nous réveillons qu’à destination avant bien sur d’avoir payé une taxe de 10000 kyats (8€) pour la préservation du lac,  qu’on attend de voir.

Il est malgré tout 4;00 du matin, et nous avons encore envie de dormir, nous échappons aux rabatteurs et marchons à peine 500 mètres pour rejoindre le Remember Inn (bonne adresse conseillée par Mathilde et Philippe) ! Les chambres les moins chères sont pleines mais nous avons le droit pour 20$ à une super chambre tout confort avec lit king site. Le veilleur de nuit qu’on vient de réveiller ne nous facture même pas ce early-checkin et nous laisse terminer notre nuit tranquillement ! Sympa :-)

A notre réveil nous essayons désespérément de trouver des vélos convenables et pour Octave c’est mission impossible question hauteur de selle ! On laisse tomber et réservons un tour en bateau sur le lac  pour le lendemain. Super adresse resto chez Lin Htett Restaurant, avec salade d’avocats, shan noodle soup et curry de poulet.

Nous avons envie de voir le lever du soleil et demandons à ce que l’on débute le tour a 5:30, pour nous permettre aussi d’échapper au gros des touristes.. . Ça c’était en théorie et comme toute théorie a une pratique.. le lendemain a 5:30 personne,  5:45 toujours rien.. on finit enfin par trouver quelqu’un qui nous aide à rejoindre l’embarcadère et notre barque vers 6:15, le soleil pointe déjà le bout de son nez mais le lac est magnifique de bonne heure et il n’y a personne !

Après notre déception de la veille quant à la visite avortée des alentours, on se dit que cette journée sera différente ! Les couleurs sont superbes et les pêcheurs qui viennent ici aux aurores ne font que renforcer le côté magique de naviguer sur ce lac immense ! Certains faux pêcheurs attendent les touristes et prennent la pose avec leurs paniers et cette posture si caractéristique de la technique de pêche du coin: notre boatmen comprend très vite que ce n’est pas tellement notre came ce côté Disneyland.. D’autres par contre, de vrais pêcheurs ont une technique assez incroyable, et rament directement avec le pied qu’ils enroulent on ne sait comment autour de leur pagaies.

Pêcheur, Lac Inle
Pêcheur, Lac Inle

Tout est paisible et on se dirige vers notre première escale la boutique d’or et d’argent, bon clairement on ne sait pas s’ils font vraiment tout ce qu’ils disent mais certains bracelets sont très jolis et je me fait offrir un extra anniversaire par Octave 😉 !

Nous continuons la balade en remontant par les canaux, il faut savoir que les eaux sont très peu profondes et afin d’éviter de s’enliser, les locaux ont réalisé des mini-barrages avec un étroit passage en leur centre pour que les embarcations s’y engouffrent.

Pêcheurs du Lac Inle.
Pêcheurs du Lac Inle.

A la vitesse à laquelle va la notre le premier passage fait un peu peur, d’autant qu’on remonte la rivière à contre-courant, ça passe, juste, mais ça passe :) !IMG_5611

Nous arrivons à la pagode Phaung Daw où encore une fois nous sommes seuls avec 2 moines, il n’y a même pas encore les marchands ambulants mais juste leurs stands délaissés pendant la nuit. La pagode est très belle, entourée de centaines de stupas plus ou moins récentes et de différentes couleurs, et nous prenons plaisir à nous perdre dans ce dédale coloré ! On passe par d’incroyables jardins flottants, sur lesquels les habitants débordent d’imagination et d’ingéniosité pour cultiver de manière quasi extensive, des tomates, concombres, épinards..

Village sur Pilottis, Lac Inle.
Village sur Pilottis, Lac Inle.

Les villages sont quasiment tous sur pilotis, avec certains bâtiments vraiment immenses, comme les écoles, où le temple des chats sauteurs, qui ont tellement été nourris (comme les moines d’ailleurs), qu’ils sont dorénavant bien trop lourds pour arriver à sauter… Modernité, modernité..

Monastères des chats sautants (obèses), Lac Inle.
Monastères des chats sautants (obèses), Lac Inle.

On nous avait annoncé cette escale comme très touristique, et elle l’est finalement beaucoup moins que prévu. On passe vraiment une chouette journée, un peu à contre courant du flot touristique en étant partis tôt, et seuls. Le Lac Inle est vraiment un de nos coups de coeur birmans.

On prend le lendemain le train pour la ville de Kalaw, d’où beaucoup commencent des treks à pieds à destination du lac Inle. On décide de ne visiter que les environs pendant un trek de 2 jours, bien décidés à voir autre chose que les environs de Hsipaw qui nous avaient un peu déçu. Le seul trajet en train vaut le détour, on voyage dans le temps et en 4ème dimension tant les wagons sont vétustes et brinquebalants..

Train Inle-Kalaw.
Train Inle-Kalaw.

Vitesse de croisière 10km/h, avec de nombreux arrêts en cours de route pour que les voyageurs puissent faire leur courses à même les gares. Ingéniosité du train, les sièges se tournent à 360°, et sont indépendants les uns des autres.

Train Inle-Kalaw.
Train Inle-Kalaw.
Train Inle-Kalaw
Train Inle-Kalaw

Il est donc possible en fonction de créer toute sortes de configurations (duo/carré..)

Train Inle-Kalaw.
Vendeuse, Train Inle-Kalaw.

On loge au Honey Pine Hotel (meilleur hôtel du séjour 20$ ac pdj) et partons avec Sam’s Trekking, et notre guide, d’à peine 20 ans. Première bonne surprise, les environs sont beaucoup moins arides que dans le Nord, et les paysages plus variés.

Hôte Shan, Environ de Kalaw.
Hôte Shan, Environ de Kalaw.

Cela dit, le trek plutôt sympa la première journée.

Trek autour de Kalaw.
Trek autour de Kalaw.

L’arrêt déjeuner dure plus de 3h chez un couple d’octogénaires attachants,  mais la journée perd un peu de sa superbe le soir venu quand on doit dormir tous les deux dans une maison en dur alors que toute la famille du homestay est dans le homestay juste à coté : niveau partage et échanges on repassera, d’autant que notre guide n’est ni vraiment bavarde ni vraiment intéressée par les questions qu’on lui pose.. Dommage.

On manque de se faire charger par deux buffles peu avant le coucher de soleil, alors que les paysans remontent au village, il semble bien que les blancs ne fassent pas légion dans le coin, du coup même les bêtes semblent intriguées voire apeurées lorsque elles passent non loin de nous..

Trek autour de Kalaw.
Trek autour de Kalaw.

La deuxième journée du trek n’est franchement pas terrible et nous prenons un bus de nuit pour la ville de Bago (17000 kyats/15 euros) que nous rejoignons le lendemain matin. Nous attend de là un nouveau bus de jour de 7h jusqu’à Hpa-An.

Cette ville, vraiment très calme, est un peu en dehors du circuit touristique classique, bien qu’elle commence depuis peu à être peuplée de jeunes faux-hippies américains venus dépenser en bières pas chères les dollars de papa-maman. Elle est réputée pour les nombreuses grottes qu’elles compte dans les environs. On prend la chambre la plus cheap du séjour (12$) au Golden Sky GH c’est vraiment limite insalubre, on vous épargne les détails, mais bon il faut ce qu’il faut..

On loue de nouveau un scooter le lendemain matin pour deux jours afin d’explorer le coin et nous dirigeons vers la grotte de Saddang, à 15km de piste de là. Elle est immense et y logent a l’intérieur une grande stupa et un bouddha allongé, on peut la traverser de part en part. Etant habitée par des milliers de chauve-souris et des tonnes de déchets jetés par les locaux, l’intérieur est vraiment craspouille et on hésite fortement à se déchausser..

Après 10mn de marche dans une semi-décharge on débouche sur un lac assez mignon, et où l’air est plus respirable.

On rentre déjeuner en ville en passant par le Jardin Lumbini, un ensemble encore très birman de milliers de bouddhas identiques disposés en plein air, écartés de 5 m chacun, et où se tient un festival bouddhiste pour changer, qui rejette donc les poubelles à même les pieds des bouddhas.. Ce n’est pas faute de faire des efforts mais on a du mal à accrocher..

La balade est en fait sympa de part les paysages qu’elle traverse, plantations, pics rocheux improbables sur lesquels sont nichés les temples.

Environs de Hpa-An.
Environs de Hpa-An.

On ne ressort de notre cage à poule qu’en fin d’après midi pour aller a la Bat Cave d’où des milliers de chauves souris sortent généralement à la tombée de la nuit. Les vues sont grandioses depuis la haut, mais pas de chauve-souris en vue.

On rentre reprendre une bière pression bien rafraichissante chez Lucky 1, un des seuls bars sympa du coin.

La nuit est rude, sûrement des puces ou on ne sait trop quel bébêtes mais on décide de changer de chambre le matin venu , pour 5000 kyats (4euros) de plus on est un peu dégoûtés d’avoir voulu la jouer cheap, la chambre fait 3 fois la taille de la précédente, est tout aussi moche et vieillotte mais fait quand même un peu plus salubre.

On traine à l’auberge pour réserver nos billets de train depuis Bangkok pour le sud de la Thaïlande dans 2 jours; après quelques péripéties et sueurs froides on se rattrape en allant déjeuner au Véranda Youth Community Center. C’est un centre monté par une ONG qui permet aux jeunes d’apprendre l’anglais et les métiers de l’hôtellerie, le tout dans un cadre très agréable. On y mange excellemment bien et les shakes sont top :-)

Dumbo fait son shopping, Hpa-An.
Dumbo fait son shopping, Hpa-An.

On décide d’aller en visiter une pas du tout connue, la Yathaypyan Cave. C’est au final celle qu’on préférera de toutes : la pagode est vraiment jolie, il n’y a pas trop de monde, tout est propre et pourtant elle ne doit pas être beaucoup moins grande que celle de la veille.

De l’autre côté, une belle vue sur les rizières et encore une fois des locaux qui nous demandent des photos :-) De vrais stars les chocs.

On redescend en esquivant les singes agressifs qui piquent tout sur leur passage et filons direction la dernière cave de notre journée/vie.. La Kawgun Cave : seule Charlotte pourra en parler, puisque je fais vraiment une overdose et décide de dépenser les 3000k par personne plutôt pour ramener du café local que pour engraisser les moines de l’entrée qui se pavanent sur des chaises longues en se faisant masser les pieds comme des pachas et semblent dépenser les sous que les dévots leur donnent pour s’acheter les derniers smartphones. On est loin des voeux de pauvreté.. :-)

Grotte de Kawgun, Hpa-An.
Grotte de Kawgun, Hpa-An.

Pour la fin de la journée on décide d’aller voir le monastère de Kyauk Kalap, qui tient en équilibre on ne sait comment sur un rocher karstique vertigineux,  et qu’on peut observer depuis les berges du lac qui l’entoure.

On ne change pas les bonnes habitudes et nous faisons une petite pression Myanmar (700k) de fin de séjour chez Lucky 1.

Lendemain bus à 6h du matin, le conducteur s’arrête en permanence, 30 km en 1h45 alors que nous en avons 280 à faire (7h théorique). Le bougre s’arrête une première fois pour laver le bus (chose courante ici) puis 10mn plus tard pour refroidir les plaquettes avec un tuyau d’arrosage. 20km plus loin c’est un pneu sous gonflé qui éclate dans un vacarme assourdissant et nous oblige à descendre 45mn sur le bas côté pour que les réparations soient faites. Le trou dans le pneu est impressionnant.

Dans le bus, nos voisins, un couple alcoolo-tabagique soixantenaire passe le trajet à se racler la gorge avec des bruits qu’on ne vous décrira pas pour cracher leur fine récolte dans le sac à vomi qui prend de plus en plus de poids, c’est vraiment immonde : si vous ajoutez à cela les odeurs de rots qu’ils font très discrètement vous aurez une petite idée de l’appréciation de notre trajet.

On arrive à Rangoon complètement saucés,  et avons juste le temps de descendre dans un hôtel correct, de faire quelques dernières emplettes, et de retourner dans le restaurant de nouilles qu’on avait adoré en début de séjour. Journée transfert le lendemain. Rangoon-Bangkok où un train de nuit nous attend pour le Sud et les îles paradisiaques.

Au final, une impression un peu mitigée de notre découverte de la Birmanie. Les Birmans on le sourire aux lèvres et sont franchement plutôt accueillants, après tout est un peu trop tourné autour du bouddhisme pour nous, le timing ne joue pas forcément en notre faveur après 4 mois de vadrouille, on compare surement un peu à ce qu’on a vu. Cela dit c’est vraiment le pays le plus authentique que l’on ait visité, un peu à l’image de la Bolivie en Amérique du Sud.

Bisous Parisiens, sous la grisaille, au mois de juin..

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