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Escale au Cambodge : de Kampot à la cité d’Angkor.

Le passage de frontière s’est bien passé même si on reste persuadés de s’être fait avoir sur le prix du visa, bref nous sommes heureux d’arriver au Cambodge.

Première escale à Kep, où nous avons réservé une guesthouse un peu à l’écart de la ville, exposée plein sud, sous le toit en tôle et avec un ventilateur qui n’a de ventilateur que le nom, autant vous dire qu’il fait sacrément chaud.

On ne se décide à sortir qu’en fin d’après-midi, oublié le bruit strident des klaxons vietnamiens et la circulation anarchique, on profite en toute tranquillité du calme inattendu et du beau coucher de soleil depuis le marché aux crabes.!

Marché aux Crabes.
Marché aux Crabes.

Le marché étant terminé depuis un moment, les poissons cuits, recuits et re-recuits sur les stands ne nous inspirent pas trop, l’odeur est assez forte, on tourne dans le marché mais rien n’y fait on ne trouve pas notre compte. On se dirige vers un resto pour goûter à la spécialité locale : le crabe au poivre vert de Kampot ! On est dans le resto à toutous de la ville, on doit être les seuls voyageurs indépendants mais on se rassure en se disant que si les groupes descendent ici, la cuisine doit être bonne et c’est confirmé par notre plat qui est une petite tuerie !

Welcome to Kep.
Welcome to Kep.

Le lendemain direction chez Sothy’s, jeune plantation de poivre de 9 ans qui a été reprise il y a 4 ans par un allemand amoureux du Cambodge. Pour visiter la plantation une jeune française qui fait ici du woofing nous en apprend plus sur la culture du poivre. Le poivre de Kampot bénéficie d’une appellation contrôlée et est soumis à une charte environnementale, étant eco-certifié depuis 2010 par un logo qui empêche de se faire rouler en en achetant au marché à des prix bien plus bas, mais importé la plupart du temps du Vietnam voisin. Les prix de vente sont fixés et sont les mêmes pour tous les producteurs pour ne pas pousser à l’excès de rentabilité.

Sothy's Pepper Plantation, Kep-Kampot.
Sothy’s Pepper Plantation, Kep-Kampot.

Petit rappel pour les amateurs (et les curieux), le « poivre vert » est le poivre frais qui n’a pas d’odeur mais qui est très goutû, le noir est le résultat du vert que l’on a fait sécher, le rouge est celui du poivre vert que l’on a laissé mûrir sur les plants puis fait sécher. Quant au blanc, c’est le résultat du poivre rouge que l’on a fait bouillir et frotté pour en retirer sa coque extérieure rouge (ou que l’on a récupéré dans les fientes des oiseaux du coin qui ne digèrent que la première couche et défèquent du poivre blanc, véridique, méthode locale) .

On en prend plein les narines, les poivres sentent le tabac, les tomates séchées,… On se laissera tenter par deux spécialités locales que sont le Fish Amok ( curry de poisson au lait de coco) et le Fried Pork avec une sauce citron vert sel/poivre du feu de dieu ! Le restaurant de la dite plantation est une petite pépite.

Casque au top, designe, taille.. grande réussite.
Casque au top, designe, taille.. grande réussite.

Dans l’après-midi nous profitons du petit bout de plage de Kep, l’eau est sale donc pas de baignade mais l’ambiance sur la plage est assez agréable, locaux et touristes se mélangant, pique-nique pour les uns et baignade pour les autres le tout sur un coucher de soleil encore une fois magnifique !

Plus le temps passe et plus le différentiel entre le Vietnam et le paisible Cambodge nous frappe, le sourire et l’amabilité des Cambodgiens est très agréable surtout après cette fin de séjour au Vietnam où l’on s’est senti un peu comme des vaches à lait.

Curiosités khmères.
Curiosités khmères.

Nous remontons ensuite vers Kampot à quelques kms au Nord, qui à l’image de Kep est une ville paisible bien qu’animée de quelques restos et bars le long du fleuve. Nous en profitons le soir venu pour nous offrir des cocktails en Happy Hours depuis la terrasse du Rikitikitavi

Nous voulons visiter l’ancienne station « thermale » de Bokor que les côlons français avaient construit à l’époque du protectorat pour échapper aux chaleurs écrasantes de Phnom Penh. Aujourd’hui c’est surtout le royaume du kitsch et du mauvais goût pour attirer les touristes chinois en masse. Les vestiges du colonialisme français ont quasiment disparus et à la place on retrouve un hôtel jaune moutarde hors de prix de 600 chambres sans fenêtres ou presque, un casino et d’autres hôtels tous aussi vilains en construction ! L’église désaffectée rappelle des scènes de films d’épouvante.

Station de Bokor, Kampot.
Station de Bokor, Kampot.

La vue d’en haut est par contre incroyable, et vaut à elle seule le déplacement, perchés à 1080m d’altitude au-dessus de la jungle et avec la mer si proche, avec un petit côté Table Moutain du Cap..

Station de Bokor, Kampot.
Station de Bokor, Kampot.

En redescendant nous faisons une halte dans les marais salants, en passant par une communauté gitano-musulmane où le sourire est roi, et l’accueil chaleureux. Les marais en fin de journée sont comme des miroirs, l’ensemble des montagnes alentours et du ciel un peu chargé s’y reflétant.

Marais Salants, Kampot.
Marais Salants, Kampot.

On ne change pas une équipe qui gagne et on retourne dans notre bar pour profiter ce soir encore des cocktails, on vous rassure, on a arrêté depuis :)

On booke depuis la GH, un bus pour Phnom Penh le lendemain matin avec une compagnie fiable d’après nos hôtes.

C’est en fait tout l’inverse, et on déchante vite ce matin quand on nous dépose dans une toute autre compagnie sûrement beaucoup moins chère. On est un peu saoulés d’autant plus que le chauffeur fait partie de la catégorie des « super connards »… Les locaux ont tous attachés leur ceintures et sont accrochés à leurs sièges, encore un trajet qui risque d’être beaucoup trop long …

Topo Chauffeurs de Bus : On est un peu fatigués d’avoir en permanence à mettre nos destins entre les mains de chauffeurs de bus complètement inconscients, et de prendre chaque trajet comme une partie de roulette russe.. Sur la trentaine de trajets qu’on a fait en bus depuis fin novembre, les conducteurs pas trop imprudents se comptent sur les doigts de la main..  Beaucoup sont payés au trajet donc mettent les gaz très facilement, mais la question de la sécurité est somme toute aléatoire. Les compagnies « express » ne prennent pas leur qualificatifs à la légère, et il n’est pas difficile pour nous de qualifier ces kamikazes de super connards, inconscients du nombre de personnes qu’ils transportent , et pour qui un coup de klaxon suffit à s’abroger de toutes les règles les plus élémentaires de conduite.. On a beau savoir que la plupart d’entre eux sont -sans faire de schématisation basique – des jeunes des rues qui n’ont pas eu beaucoup d’autres choix, et qui n’ont pas eu d’éducation ni de formation, on a du mal à ne pas tomber dans un scepticisme quasi automatique. Automatique, ou stéréotypé, comme l’est leur comportement « bipolaire », accélérant soudainement avant de rouler au pas 2mn plus tard on ne sait pourquoi.. On vous passe la panoplie classique du chauffeur : polo flashy, lunettes aviator, casquette vissée sur la tête chiquant on ne sait trop quoi, regard de tueur en mode taxi driver , le style en moins, main droite sur le volant main gauche sur le levier de vitesse téléphone portable…

On aimerait se dire que les accidents n’arrivent qu’aux autres comme beaucoup d’autres touristes le pensent en s’amusant des conduites aléatoires, mais on est la preuve vivante que c’est faux. Cela commence à vraiment nous peser, on aurait envie de creuser des nids de poule dans les routes (qui se sont vraiment bien améliorées depuis mon dernier passage en Asie, il y a 8 ans) pour les forcer à ralentir , mais ils trouveraient encore moyen de s’en accommoder à 100km/h.

J’ai en permanence le sentiment que les pneus sont dégonflés ( à mettre sur le dos des séquelles post traumatiques j’imagine), et il faut dire que sur ça on est pas très doués pour se rassurer l’un l’autre..

On se dit que la loi des séries n’existe pas, qu’un accident ça suffit et qu’on est immunisés maintenant mais peu d’éléments concordent dans ce sens. Douce France cher pays de mon enfance bercée de tant d’insouciance, ça nous donnerait presque parfois des envies de retour anticipés, mais on se persuade finalement qu’il nous reste de belles choses à découvrir.

N’imaginez même pas pouvoir faire une réflexion aux chauffeurs, qui prennent ça pour des encouragements à aller plus vite et montrer ce qu’ils ont dans le slip. Et c’est là qu’on se rend compte qu’ils ont des co***** à la place du cerveau.

Dieu à vraiment bon dos ici, puisqu’ils remettent bien trop facilement leur sort entre ses mains, comme en attestent les nombreux autocollants que l’on trouve dans les bus, entre psaumes et « God is with us » ou « God is my copilot » un peu trop auto-persuasifs pour nous..

Arrivés à Phnom Penh, on descend dans un super hôtel central, tout neuf, et pas trop cher , le Richly Hotel ( 22$ double éco avec pdj) Octave ne peut s’empêcher de se la jouer guide après y avoir passé quelques jours avec Laura il y a 8 ans, on file à notre hôtel et partons nous balader au marché Orussey, c’est immense et nous nous « perdons » dans le dédale de stands entre les fringues, les cosmétiques, le bricolage, les fruits et autre …. Mieux que le BHV en un peu moins chic !

Une chose n’a pas changé ici depuis la dernière décade, c’est le nombre assez hallucinant de 4×4 derniers cris (Audi, Lexus, Range Rover, Porsche Cayenne.. tout y passe) qui côtoient la misère la plus criarde, conduites par des locaux qui après renseignements travaillent pour la plupart au…. gouvernement. On vous laisse faire le raccourci.. Monde de m**** !!!

On est surpris aussi du nombre de portable derniers cris dont sont équipés beaucoup d’asiatiques, quelque soit les classes sociales.. Quand on sait ce que représente un Iphone 6 par rapport à un salaire annuel moyen, on ne peut que se dire que les choix d’investissements sont vraiment différents d’un coin à l’autre du globe..

Après une virée infructueuse et légèrement chronophage à l’ambassade de Birmanie où l’on comptait faire des visas pour le mois prochain pour bien moins cher que par internet, mais qui nécéssite 3 jours de délai que nous n’avons pas., nous prenons les devants pour le prochain trajet en bus. On achète nos billets de bus pour Siem Reap chez Giant Ibis, une compagnie qui mise sur la sécurité et le confort moyennant un tarif 20% supérieur que ses concurrents, supplément qu’on est ravis de payer pour notre santé psychique vous l’aurez compris. :-) :-)

Sieste à Phnom Penh .
Sieste à Phnom Penh .

Balade au stade national, à l’heure du début des cours de gym collectifs en musique..

On prend le temps de flâner dans la ville qui je dois l’avouer je trouve très agréable, à taille humaine, verte, aérée et franchement assez tranquille comparé aux grosses villes Asiatiques que l’on a pu visiter précédemment.

Nous partons au musée de Tuol Sleng (« l’endroit où l’on rentre mais d’où l’on ne sort jamais »), ancien lycée transformé par les Khmers Rouges (KR) en 1975 en une prison secrète où étaient torturés les opposants au régime de Pol Pot.

Ce dernier est l’exemple parfait des dérives sectaires de certaines idéologies poussées à l’extrême, qui après avoir étudié à Paris, prit le pouvoir au Cambodge, en opposant « peuple de base » et « peuple nouveau ou peuple du 17 avril » ( les intellectuels, artistes, hommes politiques et instruits), recrutant de force ses partisans dans les populations «  ignorantes » des campagnes.

Remettant l’agriculture au centre de tout, il vida Phnom Penh en 3 jours, cherchant à rééduquer les urbains aux valeurs rurales khmères ancestrales. Une fois PP vidée de sa population, la machine génocidaire d’exécution se mit en place rapidement.

Deux « principes » dictés par Pol Pot gouvernaient ces atrocités : « mieux vaut tuer un innocent qu’épargner un ennemi », et le concept d’arrestation par filiation ( « couper une mauvaise herbe ne suffit pas, il faut la déraciner ») visant à tuer les enfants, et petits enfants pour éviter qu’ils ne se vengent plus tard..

La sombre histoire des Khmers Rouges (KR) est un sujet très délicat à aborder ici, chaque Cambodgien ayant un membre de sa famille impliqué d’un côté ou de l’autre.

La prison a été découverte une semaine après l’arrivée des américains dans PP, il y avait 7 survivants, et plusieurs corps mais la plupart des archives, photos ou documents avaient été brûlés par les KR. C’est en cela aussi un des paradoxes des régimes totalitaires que de vouloir répertorier méthodiquement tous les prisonniers pour induire une différence entre eux alors qu’ils étaient tous traités de la même manière. Des pseudos infirmiers prolongeaient la vie des prisonniers malades en leur injectant de l’eau salée et de fausses vitamines, tandis que d’autres était disséqués encore vivants pour les cours d’anatomie, ou servir de « banque de sang » aux KR.

Ancien géolier Khmer Rouge, Tuol Sleng, Phnom Penh.
Ancien géolier Khmer Rouge, Tuol Sleng, Phnom Penh.

Autant vous dire que la visite, qui se déroule dans les anciennes salles de classes transformées en cellules, ou en pièce de torture, relève plus d’un devoir de mémoire que d’une partie de plaisir.. Les milliers de photos type organigramme des prisonniers, hommes, adolescents, femmes, fillettes,, tous confondus, font froid dans le dos, d’autant qu’on sait qu’elles ne représentent qu’une infime partie, la plupart ayant été détruites. D’autres montrent les prisonniers ferrés en position allongée les uns à côté des autres, à côté même des appareils de tortures qu’on ne décrira pas..

Les régles de Tuol Sleng, Phnom Penh.
Les régles de Tuol Sleng, Phnom Penh.

Afin de compléter cette visite nous continuons les « réjouissances » en allant aux « Killing Fields » , les camps d’extermination où finissaient la plupart des prisonniers de Tuol Sleng pensant en avoir terminé avec les tortures. Ils étaient envoyés de nuit à la sortie de Phnom Penh pour être exécutés et jetés dans des fosses communes. Afin d’éviter trop de suspicions les KR déversaient sur les cadavres du DTD, un pesticide, utilisé pour masquer les odeurs, et des chants de prières étaient diffusés par le haut parleur au volume maximum pour masquer les gémissements et le bruit des balles.

Un monument sur 7 étages avec les ossements retrouvés sur place a été érigé en mémoire aux 3 millions de morts et de disparus ( soit plus d’un tiers de la population totale du Cambodge de l’époque ( 8 millions))

Après leur chute, les KR furent considérés comme les chefs d’état par les Nations Unies (France/Angleterre et bien d’autres) jusqu’en 1997, année de l’arrestation de Pol Pot, et ce à la place du nouveau pouvoir officiel mis en place depuis 1978 par l’ennemi ultime Vietnamien. Etrange avec du recul de voir comment la communauté internationale a pu ne donner que si peu d’importance à cette situation pendant 20 ans..

Difficile pour nous après ça de comprendre d’où peut venir l’extreme gentillesse et l’amabilité des cambodgiens qu’on rencontre depuis une semaine, toujours souriants et curieux.

Pour nous changer les idées, on prend la direction  du marché russe et du marché central remarquable par son architecture atypique en forme de dôme. 

Aujourd’hui nous prenons notre méga-bus sûrement le plus stylé et le moins dangereux du voyage – où l’on a même le droit à un pain au chocolat- direction Siem Reap qu’on atteint en 6h de route. C’est le point de départ vers Angkor, que l’on décide de visiter en vélo les 2 prochains jours de manière à prendre le temps de s’arrêter où bon nous semble . On a choisi un hôtel avec piscine, qui sera la bienvenue après les 80 kms de vélo au programme des prochaines 48h.

Nous décidons d’y aller crescendo en commencant par ‘la petite boucle’ de 35km. Cette dernière passe par Angkor Thom, la cité royale construite par Jayavarman VII à la fin du 12ème siècle pour restaurer la puissance du royaume khmer après l’invasion des Chams. Les 3 temples les plus connus (Angkor Wat que nous réservons pour le lendemain, Ta Phrom, et le Bayon) font partie de cette petite boucle.

Le Bayon, est le premier que nous visitons, est le temple central de l’ancienne ville d’Angkor Thom, et le dernier des « temples-montagnes » du site d’Angkor. Sa décoration est d’une exceptionnelle richesse avec ses tours à visages dédiées au Bouddha et à la diffusion de sa doctrine, et les bas-reliefs pour la plupart très bien conservés. On s’est acheté un petit guide en ville la veille, qui nous aide bien à avoir quelques pistes de compréhension. En arrivant sur le temple de Bayon, les chinois sont en masse et fidèles à leur habitude bruyants, peu discrets et concernés par ce(ux) qui les entoure.  On arrive quand même à se trouver des petits endroits calmes afin d’apprécier la beauté des lieux. Comme au Machu Picchu, il est difficilement imaginable, quand on voit la précision et le gigantisme du travail accompli, qu’il a été fait à mains d’hommes il y a presque 1000 ans..

On passe de terrasses en palais, plus ou moins abimés, sous une chaleur étouffante qui nous oblige à faire de nombreuses pauses hydratation et avec comme perspective agréable la piscine en fin de journée.

Le Ta Phrom est notre deuxieme grosse visite de la journée, il est de même style que le Bayon mais à la différence de la plupart des autres monuments d’Angkor, a été laissé dans un état proche de sa re-découverte au début du 20ème siècle. Beaucoup de

Terrasse du roi lépreux, Angkor Thom.
Terrasse du roi lépreux, Angkor Thom.

travail a été nécessaire pour stabiliser les ruines et en permettre l’accès, afin de maintenir « cet état de négligence apparente« , avec un entrelacement des racines et des murs,  et  l’alternance d’arbres et des pierres qui en fait un de mes chouchous :-) .

2008-2016
2008-2016

On finit la journée par un coucher de soleil depuis le Srah Srang, un lac moins bondé que les alentours d’Angkor Wat, où les tuks-tuks se précipitent à la tombée de la nuit.

La piscine est salvatrice alors que nous venons de faire la dernière heure pour rentrer de nuit, sur une nationale au trafic assez peu rassurant. On se dégote un petit resto où manger un délicieux Lok-Lak, la spécialité de boeuf cambodgienne, à base de lamelle de boeuf sautées dans une sauce huitres !! Exquis :)

Le lendemain c’est plus de 45km qui nous attendent sur la grande boucle et on se lève a 5:00 pour aller observer le lever de soleil sur le temple d’Angkor Wat. La ligne droite de 8km semble interminable, d’autant que l’on se fait doubler par un nombre incalculable de tuk-tuk.

On est pas seuls et les places sont chères, le lever du soleil étant gaché par la couverture nuageuse, on part à la visite du temple en laissant le gros de la foule attendre une éclaircie qui ne viendra pas et profitons des lieux en toute quiétude.envers decor angkor

On tombe par hasard sur une procession religieuse bouddhiste à même le temple, qui ajoute à la magie de la visite.

Procession bouddhiste, Angkor Wat.
Procession bouddhiste, Angkor Wat.

Angkor Wat est le temple le plus connu d’Angkor, qu’il vaut mieux éviter en heures de pointes. Je me rappelais ne pas l’avoir tellement apprécié il y a 8 ans, faisant surement une petite saturation, là je le rédecouvre à ma grande surprise, et on en profite pleinement sans trop de foule. Le travail est dantesque, les villes étaient immenses à l’époque, et l’on se sent vraiment transportés, et tout petits.

Angkor Wat.
Angkor Wat.

Il fait de plus en plus chaud et pédaler pour ma part devient un calvaire sous les 40 degrés sans une once d’ombre, il en devient même difficile d’apprécier les temples à leur juste mesure et ils deviennent tous un peu les mêmes !

Temple de Ta Keo, Angkor.
Temple de Ta Keo, Angkor.

On apprécie pas forcément autant que cela celui que beaucoup nous avaient recommandé, le Preah Khan, qui est super endommagé à notre gôut et qui pour schématiser rapidement notre ressenti ressemble à un tas de ruines.

Heureusement que ce n’est pas trop le cas pour Octave qui me redonne un coup de boost bienvenu en fin de journée ! Enfin on rentrera en début d’après midi !

Angkor.
Angkor.

Le lendemain journée off/piscine/préparation,  on ne veut pas d’overdose de temples alors on fignole notre parcours aux Philippines et achetons nos billets d’avion avant qu’ils soient trop chers.

Notre dernière journée au Cambodge ! On part louer un scooter car une partie des temples est loin et l’on peut y accéder en scooter sans passer devant les gardes qui gèrent le plus gros des sites touristiques. On part donc direction le temple de Banteay Srei, le temple des femmes, à 40km. Ce n’est pas le temple le plus impressionnant par sa taille mais il est plus ancien qu’Angkor Wat et construit en grès rose et en latérite au 10è siècle.  Ses ornements sacrément bien conservés, et le détail hallucinant des fresques murales en font notre coup de coeur de la visite à Angkor, pour finir en beauté.

Banteay Srei, Angkor.
Banteay Srei, Angkor.

On s’envole pour les Phillipines et Manille où nous ne ferons escale que quelques heures à l’aéeroport, avant d’aller dans les Visayas, les îles du Sud. On vous embrasse affectueusement.

N’oubliez pas que l’essentiel des photos est en haut  de l’article (cliquez sur les miniatures puis faites défiler) :-)

Marché aux Crabes, Kep.
Marché aux Crabes, Kep.

 

 

Une réflexion sur “ Escale au Cambodge : de Kampot à la cité d’Angkor. ”

  1. Merci. Vous êtes un tres beau couple sur cette dernière photo…au marché aux crabes! . 2008…2016 : émouvant aussi ! J’aime beaucoup l’explicitation de certains ressentis. ..
    Je ne retrouve plus les photos du 8 fevrier…
    je vous embrasse,
    Maman, Margot

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