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De la Citadelle Impériale de Hué aux vergers de Dalat, Vietnam.

Le train de nuit pour Hué dans lequel nous étions assis s’est avéré assez confortable, les sièges étant suffisamment inclinables !

Nous attendons quelques minutes avant de trouver un chauffeur qui veuille bien mettre son taximètre, pour nous déposer au Charming Hotel, dans le centre à 3km de là! On essaye de nous faire croire que nous sommes à 8km … Mais l’application Maps Me que nous avions téléchargé sur les conseils de Claire et Thibaud au Laos nous est ici bien utile. Elle permet de télécharger les cartes de chaque pays où nous nous trouvons, et d’avoir notre position GPS accessible sans internet donc plus moyen de se faire avoir par les taxis ! Et surtout très pratique lorsque nous louons des scooters, on est jamais perdus 😉 !

Le principal attrait de la ville est sa citadelle dont l’édification fut ordonnée en 1802 par l’empereur Gia Long, fondateur de la dynastie des Nguyen, désireux de déplacer la capitale de Hanoï à Hué dans le but d’unir le nord et le sud du pays.  Elle a malheureusement été en grande partie détruite pendant la guerre, peu épargnée les bombardements américains. Elle est en restauration permanente depuis un long moment..

Les larges remparts que l’on doit traverser en passant par la porte d’entrée de la citadelle débouchent sur le somptueux palais de l’Empereur, peu touché par les bombes. On prend conscience du décalage qui devait exister entre le faste de la Citadelle, et la vie des habitants à l’extèrieur. Tout est ici luxueux, des dorures du plafond aux 80 colonnes en bois précieux qui soutiennent la structure.

Citadelle Impériale de Hué, Vietnam.
Citadelle Impériale de Hué, Vietnam.

La visite en plein cagnard prend 3 bonnes heures parmi cet ensemble (un peu disparate) de pagodes et de palais méticuleusement restaurés dont certaines merveilles : le temple To Mieu et ses urnes dynastiques notamment.

Porte encens de rue, Hué.
Porte encens de rue, Hué.

Pour mes 29 printemps, Charlotte réserve un hôtel de folie à 15km de Hue en bord de mer. Peu de superlatifs décrivent le luxe de ce paradis secret, la Villa Louise,  où une chambre de 50m2 au charme fou nous attend, avec vue sur mer, salles de bain extérieure et intérieure avec jacuzzi, accès privatif aux 3 piscines (dont 1 intérieure et chauffée). Petite parenthèse hors du temps pendant 24h !

Villa Louise, Hué.
Villa Louise, Hué.

La nourriture et les cocktails sont absolument délicieux, on mange les pieds dans le sable face à la mer.

Villa Louise, Hué.
Villa Louise, Hué.

La quatrième piscine, à débordement, n’attendait que nous pour une après-midi farniente. Le must c’est que nous sommes seuls dans l’hôtel. Autant vous dire que mes 29 ans se seront passés sous la devise : luxe, calme et volupté, pause enchantée bien agréable dans ce tumultueux Vietnam.

Villa Louise, Hué.
Villa Louise, Hué.

Difficile de redescendre sur terre après ça, mais un bus nous attend pour Hoi An, à 4 heures de route au sud. Trajet toujours en bus couchettes, mais cette fois ci on squatte les derniers rangs pour avoir plus de place. En plein arrêt pipi sur le bord de la route on découvre que la consommation de viande de chien ici n’est pas une légende, en voyant deux types embarquer un canidé dans un sac en toile. Miam :-). Pour info, et sans faire de sensationnalisme primaire, il porte chance pour certains vietnamiens de manger de la viande de chat (on en a pas vu) la première quinzaine du mois lunaire, et de manger de la viande de chien la dernière quinzaine du mois lunaire.

Arrivés à Hoi An on vient nous chercher en moto taxi, on loge au Han Oi Hôtel (20 dollars avec petit-déjeuner et piscine) que Charlotte avait déniché sur un blog. On sort en ville le soir, et nous nous sentons presque étouffés par le nombre impressionnant et inattendu de touristes, on se croirait à Disneyland avec toutes ces lanternes qui illuminent les bords de la rivière. Hoi An est une ville historique, haut lieu de gastronomie vietnamienne, et peut être la plus touristique du Vietnam, on vient de le découvrir, qui pourrait avoir des faux airs de La Havane ou de Carthagène, la chaleur aidant.

Lanternes, Hoi An, Vietnam.
Lanternes, Hoi An, Vietnam.

Historiquement , de nombreux marchands japonais et des congrégations chinoises occupaient maison de thés et pagodes, qui ont été bien conservées et que l’on peut aujourd’hui visiter. Premier repas chez Morning Glory, conseillé par l’ami Lonely qu’on trouve vraiment de moins en moins bon en terme d’adresses, très conformiste, et à notre avis vraiment de plus en plus commissionné par les établissements . On était un peu contre au départ , mais il faut reconnaître qu’on se sert pas mal de Trip Advisor et Booking, qui ont une certaine force lorsqu’utilisés avec parcimonie.

Le repas est bon et on goûte à quelques spécialités succulentes du coin (Magrets de canard & salade de mangue verte et fleurs de bananier, White Roses (délicates ravioles à la chair de crabe), ou encore Ban Xeo (pancake de riz croustillant garni au porc, crevette et  germes de soja)). Il faut préciser que ce resto est une usine, un buzzer sonne pour vous indiquer que votre table est prête, le service est vraiment très pressé, quant à l’addition on s’en doutait elle est salée..  

On se balade le lendemain dans la vieille ville après s’être acquitté d’un ticket (permettant de visiter «uniquement» 5 lieux historiques au choix sur les 22 que compte la ville, mesquinerie quand tu nous tient..).

Le pont japonais, la maison de la congrégation chinoise de Guangzhou, l’atelier d’artisanat et la fabrique de lanternes n’ont plus de secrets pour nous, même si fidèles à nous mêmes on essaye de faire les filous en y allant parfois au bluff pour visiter à l’oeil.

Hoi An, Vietnam.
Hoi An, Vietnam.

La chaleur asphyxiante est toujours une occasion de se boire un « caphe sua da », le café glacé local, bien costaud mais rafraîchissant. On continue notre découverte culturelle et gastronomique en s’arrêtant manger notre meilleur Banh Mi du séjour chez Mme Khanh, autoproclamée à juste titre The Banh Mi Queen. Les sandwichs sont à tomber et l’observation de cette mamie aux yeux félins préparant avec amour ses sandwichs du haut de son tabouret de coiffeur en cuir est à elle seule un délice. Baguette croustillante, pâté goûtu, fine lamelles de porc mariné, herbes fraîches, crème de tomates séchées et pimentées.. Pour 20000 dôngs chacun (0,75 euros), on est repus.

On se perd de nouveau dans les ruelles étroites qu’illuminent progressivement les lanternes incandescentes à la nuit tombée . La piscine de l’hôtel est salvatrice en fin de journée, d’autant que l’eau n’est pas chauffée, et donc bien revigorante.

Café des amis, Hoi An.
Café des amis, Hoi An.

Nouvelles découvertes culinaires au Hi Restaurant, dans un coin pas touristique (et les prix s’en ressentent tout de suite) : au programme Cao Lau, la spécialité du coin introuvable dans le reste du Vietnam : nouilles jaunes, tranches de porc, pousses de soja, laitue, crackers de nouilles frites (peu d’intérêt) et menthe, le tout arrosé de bouillon et de citron vert.

C’est excellent à l’exception d’un goût ferreux qui nous dérange un peu, le coupable est vite démasqué en la « personne » d’une herbe aromatique qui lorsque elle est cuite donne un goût prononcé de sang qui n’est franchement pas agréable. On l’enlèvera systématiquement les prochaines fois , quitte à franciser les spécialités :-)

Enthousiasmés par ce super resto de rue, on décide de réserver un cours de cuisine, avec Thao, la patronne quelques jours plus tard , bien meilleur marché que ce que les restaurants « côtés » proposent.

Hoi An qui est aussi la capitale vietnamienne des tailleurs, maroquiniers et autres chausseurs sur mesure. Après d’amples recherches et en essayant de s’éloigner des adresses de l’ami Lonely – qui ont profité de leur notoriété nouvelle pour gonfler les prix -, on tombe sur Mai Xuân, patronne d’une boutique très sympathique. Une veste col Mao me fait de l’œil et elle peut me la customiser pour le lendemain avec doublure en soie de mon choix et manches à la bonne longueur, moyennant 50 dollars. Imbattable. Charlotte se fait faire une petite robe d’été colorée pour quelques dollars. Après prise des mesures et indications sur les coupes que l’on voulait rendez-vous est pris dans 24h pour les premiers essayages.

Visite de pagodes chinoises (pour changer), balade le long du fleuve, escale au marché chez Mrs Thu pour un super Cau Lau (20000 dôngs).

Cau Lao, Mrs Thu, Hoi An.
Cau Lao, Mrs Thu, Hoi An.

On rejoint pour le souper Maxime, Sarah, William et Sabine (la sœur de Sarah qui vient de les rejoindre) et partageons encore une fois une chouette soirée autour de bières fraîches et d’un resto chez Little Menu. Pour nous deux parfois un peu trop râleurs, c’est une vraie cure d’enthousiasme, d’ondes positives et de relativisme qu’on apprécie vraiment.

Il s’agit le lendemain d’aller visiter My Son, un sanctuaire de temples chams hindouistes datant du 7 au 13 ème siècle, situé à 50 km d’Hoi An, qui servait de base arrière aux Viêt-Congs pendant la guerre du Vietnam. Ils se cachaient facilement dans la jungle environnante, et les bombardements américains n’ont pas tardé à les viser, detruisant une bonne partie du site.

My Son, Environs de Hoi An, Vietnam.
My Son, Environs de Hoi An, Vietnam.

On enfourche un scooter et c’est parti pour 50km, enfin ça c’était le programme initial. N’a t’on pas même fait 10 bornes à travers de beaux paysages de rizières que l’on se prend des trombes d’eau (chaude), une vraie tempête tropicale.

On fait un peu moins les malins et continuons à allure modérée jusqu’à My Son qu’on atteint après 50mn de route. La pluie s’arrête quand nous arrivons alors que tous les groupes organisés repartent (il est midi, et a midi le mac morning les groupes de touristes c’est fini :-) comme nous l’avions lu sur d’autres blogs) pour notre grand plaisir.

L’architecture en brique est impressionnante , comme le sont les cratères de bombes encore présents. C’est une sorte de mini Angkor vietnamien , toutes proportions gardées mais qui a été re-grignoté par la jungle. On est un peu seuls au monde – les cars de touristes étant déjà loin – si ce n’est 4 cougars chinoises ou vietnamiennes qui ont leur photographe attitré et se font prendre en photo 10 fois chacune devant chaque temple avec des poses plus suggestives les unes que les autres..

Topo selfies : Tout le monde prend ou a déjà pris un selfie, mais sans rentrer dans des débats socio-ethnologiques que je ne maîtrise absolument pas le rapport qu’on les asiatiques au selfie et à l’image de soi est assez perturbant : tout est mis en scène, on prend des photos dans la rue, dans le bus, au restaurant,au supermarché on se remaquille entre les photos avant de faire un bisou à la caméra , on court cheveux au vent pour avoir un effet filé sur la plage. C’est vraiment pathologique. On s’amuse à imaginer la taille de leurs albums photo ( virtuels bien evidemment).

Alors que la visite s’est faite au sec , à peine vient t’on de quitter My Son que la pluie se remet à faire des siennes , il faut croire que dans ce pays agnostique on devait être sous une bonne étoile pour la visite.

Retour au bercail le ventre vide, on tente un deuxième restaurant de Banh Mi recommandé par TripAdvisor mais il n’y a pas de match possible, la reine du Banh Mi, ici comme ailleurs, et à toutes heures c’est bien Mme Khanh.

C’est le lendemain matin que nous avons rendez vous pour notre cour de cuisine (15 dollars/pers) avec Thao , qui gère le restaurant Hi. On choisit ce que l’on veut cuisiner sur la carte du restaurant, et c’est parti pour les courses au marché. Au programme Cau Lau, soupe de Wontons (ravioles de porc et crevettes), rouleaux de printemps, Ban Xeo.

Cau Lao.
Cau Lao.

On a depuis 3 semaines un vrai coup de coeur pour la cuisine vietnamienne qui est moins épicée que la thaïlandaise mais où les herbes ont une part prépondérante. On avait peur que ce soit aussi beaucoup de fritures, et on ne vous cachera pas que la quantité d’huile pour faire frire le Ban Xeo nous a un peu étonné – voire écoeuré – mais la fraîcheur des produits est absolue.

Ban Xeo.
Ban Xeo.

On prend notes et photos pour essayer de ne rien oublier des recettes, ayant encore 3 mois de voyage devant nous. De retour à Paris, on sait que Tang Frères n’est pas bien loin pour s’approvisionner :-).

Ayant un peu donné avec les bus , on s’embourgeoise et optons pour un vol Danang-Nha Trang le lendemain matin (35 euros, pas beaucoup plus cher que les trains couchettes). Danang, qu’on rejoint en 45 mn de bus local depuis Hoi An, est une ville côtière immense et qui a l’air sous peuplée. Elle est en pleine ébullition depuis 10 ans avec de nouveaux quartiers qui voient le jour, un aéroport ultra moderne , des ponts immenses (le Dragon Bridge fait pas loin de 700m et s’illumine la nuit), mais elle présente peu d’intérêt pour nous.

Dragon Bridge, Danang, Vietnam.
Dragon Bridge, Danang, Vietnam.

Le front de mer est surchargé de buildings et la longue plage en croissant de lune est jolie mais sa propreté laisse à désirer et n’invite pas spécialement à la baignade (même si les sauveteurs veillent au grain). 

Le travail des champs, en ville, Danang, Vietnam.
Le travail des champs, en ville, Danang, Vietnam.

Bref, une nuit au Dang Ha Hôtel (10$, super) suffira avant le vol très matinal pour Nha Trang à 800 km de là sur la côte.

Nha Trang c’est une sorte de mini Moscou, la chaleur en plus. On en a un premier aperçu des le hall d’arrivée, ou un groupe de 300 moscovites attend son avion charter de retour. Loin de moi l’idée de vouloir faire des remarques limites, mais on voit qu’il n’ont pas du soleil tous les jours, les peaux sont rouges tomates ( le soleil, la vodka, ou les deux on ne saura jamais vraiment) mais difficile de se tromper, les morphotypes sont assez singuliers.

Arrivés en centre ville, on se demande si les russes ne sont pas plus nombreux que les vietnamiens, tout est écrit en cyrillique. Le lieu n°3 à visiter ici sur Trip Advisor est le centre d’information russe, c’est pour dire. On nous distribue des flyers en russe sur la plage… On loge au Tabalo, auberge de jeunesse branchouille où notre chambre est en duplex. On passe la journée à la plage, qui est pour le coup bien plus sympa que celle de la veille, bien que le front de mer soit chargé d’hôtels de luxe et autres grattes ciels soviétiques .

On fait une pause question gastronomie vietnamienne et nous dégotons un excellent restaurant grec, le Mix, où les mezzes sont absolument à tomber (tzatziki, crème de betterave, houmous, caviar d’aubergine et j’en passe) et très bon marché.

On visite aussi les tours Cham de Po Nagar, au bout de la plage, qui datent du 8 et 9 ème siècle. C’est un petit échappatoire au bouillonnant centre ville. On parfait notre couleur caramel le lendemain matin sur la plage avant de quitter la côte.

Asian-style selfie, Nha Trang.
Asian-style selfie, Nha Trang.

Un bus nous attend l’après midi, pour nous enfoncer vers les hauts plateaux du sud-ouest et la ville de Dalat, une oasis de fraîcheur bienvenue après le climat tropical des derniers jours. Ici pas de rizières mais une température printanière, des villas coloniales, et des fermes cultivant fleurs et fraises aux alentours. Dalat est le verger du Vietnam. Etrangement, cela nous rappelle beaucoup les ambiances de montagne de Huaraz au Pérou, ou Manizales en Colombie, et il fait vraiment plus frais; on ressort manches longues et pantalons, et descendons à l’hôtel My Dream dont la patronne est francophone ( 11$ la nuit pdj inclus)

Le lendemain, nous enfourchons notre moyen de locomotion favori , un deux roues, pour aller se balader dans les environs.

La région est bien parsemée de lacs (naturels ou artificiels), d’une gare Art-Déco désaffectée, de serres à perte de vue ( culture intensive de fruit et legumes oblige) qui dénaturent un peu le paysage, mais pour les villas coloniales, on a pas du s’enfoncer dans le bon coin.

On visite la pagode de Linh Phuoc, ou pagode du Dragon, qu’aucun guide ne mentionne, mais dont on a entendu parler sur un blog. On est contents d’avoir fait le détour, c’est vraiment impressionnant. Construite dans les années 50 avec des débris de mosaïque et de porcelaines, c’est un tantinet kitsch par endroit, mais le bouddha de 20m de haut couleur chocolat blanc, ou la tour à 8 étages valent à eux seuls le détour.

Linh Phuoc, Dalat, Vietnam.
Linh Phuoc, Dalat, Vietnam.

On croise aussi des moines en cire plus vrais que nature, un poil inquiétants.

Linh Phuoc, Dalat, Vietnam.
Linh Phuoc, Dalat, Vietnam.

On prend le téléphérique pour aller visiter la pagode Truc Lam, en passant au dessus d’une belle forêt de pin, dont les odeurs nous rappellent le Pays Basque et les Landes.

Téléphérique, Daalat, Vietnam.
Téléphérique, Daalat, Vietnam.

On a finalement en milieu d’après-midi l’impression d’avoir fait un peu le tour de cette ville dont les gens parlaient tant, peut être est on passé à côté mais je ne crois pas, puisqu’on avait pas tellement envie de faire des activités outdoors pour lesquelles la région est réputée. On décide donc de prendre un avion le soir même pour Ho Chi Minh, avion qui ne coûte presque rien comparé au prix des 8h de bus qu’on comptait prendre. Pour 23 euros chacun, on décolle pour Ho Chi Minh, la capitale le soir même, sur Vietjetair.

Il nous reste encore un peu de temps et le mettons à profit pour visiter la Crazy House, un délire artistique en béton d’une architecte Mme Dang Viet Nga, fille du successeur d’Ho Chi Minh à la présidence du Vietnam entre 1981 et 1988. Ca vaut vraiment le coup d’oeil, même si c’est parfois de fort mauvais goût. Les escaliers à même les toitures sont par endroits vertigineux, il faut dire que 5 étages ont été construits, et qu’une girafe grandeur nature à été installée dans un des halls d’entrée.

Crazy House, Dalat, Vietnam.
Crazy House, Dalat, Vietnam.

Navette pour l’aéroport, embarquement et contrôle instantané (il n’y a qu’un vol ce soir). Les ennuis commencent , nous voilà dans le Sud Vietnam. :-) :-)

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